C’est à hauteur de 35.000 euros que l’Institut suédois du film qui promeut la création de films nationaux a subventionné la réalisation d’un DVD réunissant 12 courts-métrages créés par et pour des films. Rien de surprenant si ce n’est que la catégorie de films produits relève du genre pornographique.
«Dirty Diaries» («Journaux intimes X»), le nom de cette série, a été coordonné par la documentariste féministe suédoise Mia Engberg qui explique ce projet dans le quotidien Libération du jour qui consacre un article à cette initiative qui ne recueille pas l’unanimité dans le pays scandinave. «Les films pornos ont toujours été faits par des hommes pour les hommes» a déclaré la réalisatrice pour qui «Il s’agit avant tout de montrer la sexualité du point de vue des femmes. Le film n’est pas fait pour satisfaire un public masculin et pour rapporter de l’argent».
L’un des douze films, Flasher Girl on a Tour, a été tourné à Paris où la réalisatrice et actrice, Joanna Rytel, se masturbe à paris sur le balcon d’un hôtel, le quai d’un métro, au café du Ritz.
La suède n’a pas le monopole dans le porno lesbien ou féministe. En France, Emilie Jouvet ou Ovidie sont deux des figures qui s’essaient à combler les désirs féminins en matière de films pornographiques conçus par et pour les femmes. Egalement, X-Plicit Films, une série de courts-métrages réalisés par Arielle Dombasle, Helena Noguerra, Lola Doillon, Mélanie Laurent et Laetitia Masson avait été diffusée fin 2008 sur Canal+.
VIDEO PLUS
La B.O. du film bloguée par le quotidien allemand Bild
La B.O. de X-Plicit Films
EN SAVOIR PLUS
Le site de la série «Dirty Diaries» : www.dirtydiaries.se

Phantom feat.Lio

