in

Homophobie : un clip de rap invite à passer  »Tous les pédés, les branleurs au cutter »

«J’ai 40 meufs et j’ai toujours la dalle, c’est Morsay j’nique la police municipale.» proclame le rappeur dans le refrain d’un clip qui tourne sur le web.

Toujours consultable sur la plateforme de vidéos YouTube, le clip est dans le collimateur du Syndicat National des Policiers Municipaux (SNPM) et de l’UMP. Le syndicat a demandé «des sanctions exemplaires à l’encontre de ces « artistes » de plus en plus nombreux à « vomir » par le biais de l’internet sur les forces de police», particulièrement dans ce clip où l’on peut voir le rappeur, armé et entouré, ne faire qu’une succession «d’injures et d’incitations à la haine et à la violence» selon le syndicat.

Après les policiers municipaux, c’est l’UMP qui a vivement réagi au contenu du clip et ses paroles. Dans un communiqué, le porte-parole adjoint du principal parti de la majorité, Dominique Paillé, a condamné les propos «violents, misogynes et homophobes», estimant que le contenu est «une atteinte évidente à la dignité humaine et un appel à la banalisation de la violence». Pour Dominique Paillé, «Si le Mouvement Populaire est un ardent défenseur de la liberté d’expression qui fait partie de ses valeurs les plus fortes, cette liberté a pour corollaire l’interdiction de la publication de propos incitant à la discrimination, à la haine ou à la violence» invitant les éditeurs de sites de partage vidéos à revoir leur politique de validation des contenus diffusés.

On peut particulièrement voir l’intervention d’un des membres du collectif déclarer, joignant aux paroles le geste d’une lame sur la gorge: «tous les pédés, les branleurs au cutter».

P.S. : Dans un communiqué, le Collectif Contre l’Homophobie (CCH) de Montpellier s’indigne à la vue de ce clip et indique avoir saisi le Ministère de l’Intérieur «afin qu’il mette tout en ouvre en vue d’obtenir le retrait de ce clip de tous les sites internet et de poursuivre par tous les moyens existants les auteurs et les diffuseurs de ce clip». Pour Hussein Bourgi, président du CCH, «La liberté d’expression ne saurait autoriser l’apologie de la haine et l’incitation au meurtre».

VIDEO PLUS

Le Clip litigieux (Images et propos peuvent heurter)






Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

17 octobre Rassemblement Lille contre la pathologisation des trans – campagne internationale STP 2012

Dolko 4 – Le dernier combat