Début juillet, la Haute cour de Delhi avait rendu une décision historique pour gays indiens en dépénalisant l’homosexualité. Si la sentence ne produit d’effets que dans le territoire de Delhi, elle a une portée symbolique considérable pour le pays qui compte près d’1,2 milliards d’habitants.
Point bien compris par les extrémistes religieux et la classe politique conservatrice qui attend du gouvernement indien qu’il s’oppose à cette décision. Toutefois, il semblerait que le gouvernement n’en fasse rien. C’est ce que vient de révéler la chaîne indienne de télévision CNN-IBN après avoir pris connaissance d’un rapport interne du gouvernement qui recommande au Premier ministre, Manmohan Singh, de ne pas s’opposer à la décision de la haute juridiction. La décision officielle est attendue pour cette semaine, le gouvernement ayant précédemment donné des signaux contradictoires entres ministres favorables à la mise en ouvre de la décision de la cour et d’autres qui souhaitaient que l’exécutif ne modifie pas le code pénal.
L’article 377 du code pénal indien, disposition victorienne issue du colonisateur britannique, qui criminalise les rapports homosexuels entre adultes consentants, constitue une «violation des droits fondamentaux» avait estimé la Haute Cour.
La loi, même rarement appliquée, punit de dix ans de prison l’homosexualité. Elle reste valable dans les 6 autres territoires indiens. L’Inde n’a connu sa première Gay Pride qu’en 2008 à New Delhi.
EN SAVOIR PLUS
Nos articles liés au sujet :
–Inde : dépénalisation de l’homosexualité dans le territoire de Delhi
–Inde (Vers la dépénalisation de l’homosexualité ?)
VIDEO PLUS
Le reportage de CNN-IBN :


