Une coalition associative québécoise vient de lancer une campagne sur un sujet peu traité de notre côté de l’atlantique et pour lequel il y aurait pourtant beaucoup à faire. En l’espèce, elles entendent s’opposer, au sein même de la communauté homosexuelle, à la sérophobie soit «une manifestation de peur et d’aversion de la part de certains individus à l’égard des personnes vivant avec le VIH. Comme l’homophobie, elle se manifeste par des actes d’exclusion ou de discrimination, implicites ou explicites».
A l’appui de cette campagne, une très belle vidéo sur un mode «No Comment» sans texte ni dialogues.
Outre cette vidéo, un site internet simple vient décrypter le phénomène en expliquant ce qu’est la sérophobie et comment on peut lutter, opprimeur ou opprimé, contre cette tendance sociale. La sérophobie se rencontre tous les jours au sein même de notre communauté pourtant l’une des plus concernée par le sujet : montrer du doigt quelqu’un en le désignant comme séropositif, explicitement limiter ses recherches de rencontres à des mecs « clean », imaginer que les mecs adeptes de cruisings sont S+ etc font partis des exemples cités par les associations d’actes discriminatoires.
A l’appui de la démonstration des associations, l’homophobie : «Rappelle-toi un acte homophobe que tu as déjà vécu. Ça n’a surement pas été drôle et ça t’a probablement blessé. La sérophobie aussi fait mal».
Même si cette campagne tombe parfois dans le bon sentiment en appelant à l’empathie ou qu’elle aborde partiellement la problématique de la sérophobie en ne déconstruisant pas de manière exhaustive les préjugés liés au VIH, elle a le mérite de vouloir s’attaquer à ce problème trop souvent minoré. Mais c’est sur ce ressort de l’appel à ce que chacun s’interroge sur les préjugés qu’ils peuvent avoir envers les séropositifs que cette campagne joue pleinement.
EN SAVOIR PLUS
Le site dédié : http://stopserophobie.org



