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Journe contre l’homophobie et la transphobie



Journe contre l’homophobie et la
transphobie


Les Flamands Roses organisent un rassemblement contre
l’homophobie et la transphobie

le dimanche 17 mai 2009 12h au
march de Wazemmes Lille (rendez-vous l’angle des rues du march et
de Littr) , l’occasion de la journe contre l’homophobie et la
transphobie.

Voir galement le communiqu des Flamands Roses au sujet du
rapport de la HAS (Haute Autorit de Sant) au sujet des personnes
trans.


« Les Flamands Roses » constituent un groupe d’expression gaie et
lesbienne.
http://www.lesflamandsroses.com Centre Lesbien, Gay, Bi et Trans de Lille « J’En
Suis, J’Y Reste », 19 rue de Cond 59000 Lille (mtro Porte
d’Arras)



Communiqu des Flamands Roses
sur le rapport de la HAS concernant la prise en charge des personnes trans en
France


La Haute Autorit de Sant (HAS) a rendu un rapport provisoire concernant
la prise en charge des trans en France. Nous dnonons la faon dont ce rapport
a t labor, qu’il s’agisse de ses conclusions, du non-respect de l’identit
des personnes trans dans l’emploi du masculin et du fminin, ou encore de la
mthode de consultation utilise. En effet, la HAS n’a consult que des mdecins
manant des quipes officielles (mdecins auto-proclamEs spcialistes des trans
; alors qu’ils et elles ne suivent qu’une minorit des personnes trans) et une
majorit de trans slectionnEs par ces quipes. Des associations ont aussi t
consultes, mais leurs parole est dnigre, sous couvert de manque de neutralit
scientifique. Les conclusions du rapport vont l’encontre des revendications
associatives.


Le rapport se base sur la CIM 10 (Classification Internationale des
Maladies) et le DSM IV (Manuel diagnostic et statistique des maladies mentales,
en franais), qui estiment que les personnes trans sont atteintes d’une maladie
mentale qu’il convient de traiter.



Le
rapport d
nigre
les
quipes
m
dicales
trangres
qui pratiquent des op
rations
de type vaginoplastie (cr
ation
d’un vagin chez les MTF) ou phalloplastie (cr
ation
d’un p
nis
chez les FTM). Or les techniques employ
es
en France accusent plusieurs d
cennies
de retard : plusieurs personnes trans ont vu leur vie g
che

cause d’op
rations
rat
es.
Pourtant, le rapport pr
conise

terme de d
courager
les op
rations

l’
tranger,
o

les r
sultats
sont satisfaisants et op
rationnels.


Le
rapport pr
sente
les op
rations
de r
assignement
g
nitales
comme le but ultime de la transition.


La
HAS pr
conise
un traitement hormonal en

deux phases

: la premi
re
est une phase de supression des hormones sexuelles avant une deuxi
me
phase introduisant les hormones f
minisantes
(oestrog
nes)
pour les MTF ou les hormones masculinisantes pour les FTM (testost
rone).
La premi
re
phase est de dur
e
indetermin
e,
soumise au bon vouloir de l’
quipe
et est dangereuse pour la sant
.
En effet, des
tudes
montrent qu’une d
ficience
en hormones sexuelles induit une ost
oporose
(les os se fragilisent) ; une des
mol
cules
utilis
es
pour les MTF (ac
tate
de cyprot
rone)
est reconnue comme pouvant causer des probl
mes
de sant

lorsqu’elle est prise seule.


Cette
premi
re
phase est la seule autoris
e
durant l’

exp
rience
de vie r
elle

pr
conise
par la HAS. Celle-ci peut s’
taler
sur une dur
e
allant de trois mois

deux ans, voire plus, selon le bon vouloir de l’
quipe.
Elle impose le coming-out brutal de la personne trans

tout son entourage (famille, amiEs, travail…), qui aura des cons
quences
sur leur vie sociale. Durant cette p
riode,
la personne ne re
oit
aucune aide

la f
minisation
ou la virilisation, ce qui l’exposera particuli
rement

la transphobie. Cela la forcera

adopter un comportement et une apparence st
rotype
du genre d’arriv
e,
command
s
par les psychiatres. Dans ce cadre, peut-on vraiment parler de

vie r
elle

pour une personne ne rentrant pas dans la norme h
trosexiste
?



En effet, le rapport prconise que soient prises en compte, pour la
russite de l’exprience , les pratiques sexuelles de la personne trans, ainsi
que sa russite socio-professionnelle. Nous pensons que les pratiques sexuelles
ainsi que le travail n’ont rien voir avec l’identit de genre. De plus, de
nombreux psychiatres sont homophobes : des trans ont t rejetEs des
protocoles cause de leur homosexualit. D’autres qui ont t mariEs et ont eu
des enfants ont subi le mme sort, tout comme des sropositifVEs ou des
travailleurSEs du sexe et prostituEs.


Quant l’valuation du traitement hormonal, celui-ci se base notamment,
pour les MTF, sur la taille des seins ; les MTF doivent ne pas avoir de poils et
les FTM doivent en avoir ; autant de critres culturels, arbitraires et
htrosexistes qui assoient les normes de genre.


Ce
protocole exclut les personnes intersexes (personne dont le sexe g
nital,
chromosomique est consid
r
ambigu par les m
decins),
qui sont consid
res
comme malades. Sont aussi excluEs du protocole toutes les personnes ne rentrant
pas dans les normes de genre, ou qui ne se retrouvent pas dans les
cat
gories
binaires

homme

et

femme
.
Les trans mineurEs ne sont pas prisES en compte par la HAS.


Avec
les pr
conisations
du rapport, toute personne rejet
e
par une
quipe
officielle, le sera aussi par les autres, qui communiqueront entre elles, en
violation du secret m
dical.
La g
nralisation
pr
ne
des
quipes
officielles va

l’encontre de la libert

de choisir ses m
decins,
pourtant pr
vue
par le code de la sant
.
De plus, toutE professionnelLE de sant

en contact avec la personne trans devra coop
rer
avec l’
quipe
officielle, pour n’importe quel acte m
dical.



Nous rejetons ce rapport.


Nous
ne sommes ni des victimes, ni des malades mentauxALEs. Nos identit
s
ne sont pas r
ductibles

des cat
gories
impos
es
par la soci
t
h
tronorme,
sexiste et patriarcale. Nous exigeons de pouvoir disposer librement de nos
corps, sans contr
le
des m
decins,
ni de la loi qui impose que les trans soient st
riles
pour acc
der
au changement d’
tat-civil.
Nous voulons pouvoir choisir de nous faire op
rer
et hormoner, si nous le souhaitons et quand nous le souhaitons.


Nous
refusons le chantage qui nous est fait :
tre
consid
rEs
comme malades mentauxLEs ou ne pas
tre
prisES en charge par la s
curit
sociale. Pourtant, les personnes enceintes sont prises en charge sans pour
autant
tre
consid
res
comme malades, tandis que de la m
me
mani
re
l’avortement et certains contraceptifs sont partiellement rembours
s,
ainsi que les traitements hormonaux post-m
nopause.
Nous exigeons donc que cette prise en charge soit
tendue,
avec un remboursement

100% de tous les actes li
s

la transition et de tous les moyens de contraception.



Nous
exigeons :


la
dpsychiatrisation des trans , sans expertEs censEs sparer les vraiEs trans du
reste de la population ;


le droit disposer de nos corps : arrt des traitements imposs aux
intersexes, accs libre et rembours aux actes lis la transition, arrt des
pressions exerces par la mdecine et l’tat pour imposer la chirurgie gnitale,
contraception et avortement libres, gratuits et accessibles
;


la
fin du traitement hormonal en deux phases et l’acc
s

une v
ritable
information sur les traitements, pour permettre aux trans de participer
pleinement

leur traitement ;


la
dissolution des
quipes
officielles et le libre choix des m
decins
;


la
prise en charge des soins par la S
curit
Sociale ;


la
reconnaissance officielle et l
gale
de la transphobie et la mise en place de r
elles
campagnes de pr
vention contre les discriminations sexistes et
LGBTIphobes ;


la
suppression de la mention du sexe

l’
tat-civil
et le droit pour chacunE de modifier son identit

l
gale
s’il ou elle le d
sire.



Lille, le 7 mai 2009.


Les Flamands Roses



Les Flamands roses,


Centre Lesbien Gai Bi et Trans de Lille
Nord-Pas-de-Calais


19
rue de cond

59000 Lille


www.lesflamandsroses.com



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