Successivement l’association angevine Quazar, l’Inter-LGBT, SOS Homophobie comme GayLib s’étaient indignés du traitement judiciaire des violences commises le 24 avril dernier contre le patron et les clients d’un bar gay de Laval (Mayenne), l’Autoreverse.
En l’espèce, des jeunes se réclamant du Mouvement catholique de France avaient insulté, selon les victimes, le patron d’un bar gay de la ville avant de le frapper sauvagement au visage, et auraient également frappé un client. Des autocollants «Porno ras-le-bol», «Non au mariage gay. Eutha Nazy» auraient été également apposé par le groupe de jeunes sur la vitrine du bar, le propriétaire du commerce de la vieille ville se voyant insulté d’un «Tu vas crever du sida, pédé».
Suite à ces faits, quatre des jeunes identifiés n’ont pas été renvoyés en correctionnel mais devaient faire l’objet d’un simple rappel à la loi par le procureur, selon le souhait du parquet.
Après les protestations associatives et la médiatisation de cette affaire, un supplément d’enquête a été ordonné par le même procureur qui jusqu’alors minimisait les faits. «Si on est en présence de violences délibérées qui se sont exercées sur une personne à orientation sexuelle différente, il y aura des poursuites. Mais, pour l’instant, ce n’est pas clairement établi» justifiait Alex Perrin, le procureur de la République de Laval, mardi dernier. Le quotidien Ouest France du 28 avril dernier rapporte qu’un supplément d’information a été demandé et qu’«un des jeunes catholiques intégristes aurait finalement reconnu que le bar n’avait été ciblé au hasard».
Les associations réclament un traitement pénal conforme aux faits avancés avec une saisine du tribunal correctionnel pour juger les jeunes agresseurs présumés et une qualification de violences volontaires et injures commises en raison de l’orientation sexuelle supposée des victimes.
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