Comme chaque année en Avril je me suis découvert d’un fil (et même plus) et comme chaque année, je me retrouve avec une écharpe autour du coup alors que Mai, où théoriquement on peut faire ce qu’il nous plait, pointe son nez … En espérant que tu n’as pas la crève comme moi, et que tu n’es pas passé dernièrement par le Mexique, voici quelques idées culturelles pour les jours à venir … Enjoy !
Festival à Bordeaux : Cinémarges a 10 ans !
10 ans d’engagement au service d’une idée un peu folle: explorer les sexualités en marge et les questions de genres à l’écran.
Faire sortir les films queers du placard.
Se présentant au public comme autant de miroirs « re-formants » des subcultures d’où ils émanent, ces films en restituent les expériences sensibles comme la force critique, les évolutions comme les révolutions.
La programmation de cette année fera écho à la foisonnante production des années 90 qui a poussé le festival à naître avec un retour sur le New queer Cinema avec cinq cinéastes de cette vague engagée dans la transgression des normes sexuelles et esthétiques : Tom Kallin (SWOON), Todd Haynes (POISON), Isaac Julien, Derek Jarman (DEREK) et Bruce LaBruce (OTTO).
Deux monuments du cinéma de vampires : LES PREDATEURS et le rarissime LES LEVRES ROUGES
La crème de la crème du PORN FILM FESTIVAL de Paris.
D’autres nouveautés : VIVERE, DONNE-MOI LA MAIN, TIREZ SUR EL CAVISTE, SURF GANG… une séance de court-métrages fiction et des vidéos pop.
Retour sur les ACTIVISMES, des folles exubérantes du FHAR aux folles furieuses d’ACT UP, en passant par HARVEY MILK et son combat pour la visibilité, la révolution féministe des années 60-70 (WE WANT ROSES TOO) et enfin l’activisme trans émergent…
Toutes les infos et le programme sont sur http://www.cinemarges.net
CINEMARGES – du 30 Avril au 5 Mai 2009 – Cinéma Utopia // Cinéma Jean-Eustache // Librairie La Machine à Lire // Garage moderne – 33037 Bordeaux

Expo : Une image peut en cacher une autre
Surtout note cette exposition dans ton agenda, surligne la en jaune fluo, ou inclue la dans tes alertes Iphone avec une alerte bien sonore et bien tonitruante pour ne pas l’oublier !
Enfin un événement ludique durant lequel non seulement tu vas découvrir ou redécouvrir des oeuvres, mais en plus tu vas jouer au detective privé en cherchant à voir les images secondaires, mises en âbime, effets d’optique, qu’elles dissimulent.
Quand l’Art se marie aux calculs mathématiques et autres théories scientifiques, cela donne une collection de tableau, qui font davantage voyager l’imaginaire, et dont l’aspect onirique est démultiplié …
Fascinés par les phénomènes optiques et curieux d’explorer leur médium, les artistes sont à l’origine d’une longue histoire où ils jouent aussi bien avec l’image qu’avec le spectateur.
Trouvant un support à l’imagination dans des formes naturelles ou accidentelles, ils ont fait de même avec leurs propres créations.
Ils suggèrent des aspects implicites ou cachés et multiplient les manières de voir et d’interpréter leurs ouvres.
Ils ont ainsi exploité l’ambiguïté visuelle et produit des images doubles dans un esprit ludique, pour introduire des niveaux de signification accessibles aux initiés, et pour réfléchir à la perception, la représentation et l’invention visuelles.
Tout le monde connaît Arcimboldo et ses portraits composites, dont certains sont aussi réversibles, et le maître moderne de l’image ambiguë qu’est Dalí.
Mais beaucoup d’autres images multiples ne sont connues que de peu et on s’est longtemps méfié du caractère subjectif de leur reconnaissance, préférant les attribuer au hasard.
C’est pourquoi les commissaires de l’exposition ont pris le parti de ne montrer que des ouvres qui peuvent faire l’objet d’un consensus et dans lesquelles on a de bonnes raisons de penser que l’ambiguïté a été consciemment voulue par l’artiste.
A l’issue d’une sélection rigoureuse, ils ont retenu quelques 250 objets – peintures, dessins et gravures, mais aussi sculptures et films – de provenances très diverses et qui s’éclairent les uns les autres.
Ils composent une autre histoire de l’art, de la préhistoire au temps présent, tout en mettant en évidence des thèmes et motifs récurrents comme le paysage anthropomorphe, l’analogie entre visage et torse, l’ambiguïté sexuelle, l’illusion spatiale ou encore l’interprétation de taches comme dans le test de Rorschach.
Une place particulière revient à Dalí, qui a consacré son ouvre à la création d’« images à figurations multiples » proposant des scénarii divers, aussi énigmatiques qu’imprévisibles.
C’est d’ailleurs sous le signe d’une toile fameuse de l’artiste, L’Enigme sans fin (1938), qu’une première mouture de l’exposition fut présentée en 2003 au Museum Kunst Palast de Düsseldorf.
L’exposition parisienne reprend le même concept mais en donne une version entièrement renouvelée et considérablement enrichie.
Elle réunit autour des toiles du maître catalan des ouvres provenant d’époques et de sphères culturelles diverses qui incluent tous les continents.
Leurs sujets incluent la figure humaine, illustrée par les images des Saisons d’Arcimboldo, le paysage qui va de la Renaissance à Max Ernst, ou l’architecture avec les perspectives impossibles d’Escher ; mais ils mettent aussi en cause la séparation des genres et des règnes et rapprochent ou mêlent le monde des humains, celui des objets et la nature tout entière.
Ils combinent aussi souvent l’image et le langage, conformément à la parenté entre l’image multiple et le jeu de mots.
L’art contemporain est particulièrement riche de ce point de vue et apporte des techniques et des formes nouvelles d’ambiguïté visuelle, dont les extraordinaires anamorphoses tridimensionnelles du suisse Markus Raetz.
De Michel-Ange à Raetz en passant par les miniatures persanes ou les cartes postales érotiques du tournant de 1900, l’exposition retrace le panorama riche et étrange d’une pratique aussi singulière qu’elle est répandue.
Elle porte notre attention sur la diversité des chemins empruntés par les artistes jouant avec la perception visuelle et met l’accent sur la complexité et la permanence de ce principe de création.
Les images doubles et multiples ont souvent été considérées comme douteuses ou marginales.
L’exposition montre qu’il n’en est rien et qu’en interrogeant la perception, images cachées et sens multiples peuplent les plus grandes ouvres d’art.
Elle entend promouvoir le dialogue que ces ouvres recherchent avec un spectateur actif.
Véritable événement, cette exposition est une occasion inédite de revisiter l’ouvre de nombreux artistes et d’en découvrir les dessous les plus inattendus.
« Une image peut en cacher une autre », du 8 avril au 6 juillet 2009 au Grand Palais, Métro Champs-Elysées Clémenceau. Tous les jours de 10h à 20h, sauf le mercredi jusqu’à 22h, fermé le mardi et le 1er mai 2009 – Tarifs: 11 euros / 8 euros

Expo : Controverses – Photographies à histoires
A la Bibliothèque Nationale de France, site Richelieu, jusqu’au 24 mai 2009, l’exposition « Controverses » présente et remet dans leur contexte 80 photographies, souvent très connues car la plupart ont créé le scandale, fait l’objet de procédures judiciaires, voire d’interdictions d’être exposées.
Trois obsessions vieilles comme le monde parcourent cette exposition : l’argent, le pouvoir et le sexe.
– l’argent, avec cette multitude de procès, très bien retracés dans les plaquettes explicatives de l’exposition, autour du droit d’auteur et du droit à l’image, procès feuilles de vigne qui cachent assez mal la cupidité ;
– le pouvoir, sous le visage odieux de la propagande totalitaire et de l’usage qu’elle fît de la photo, brute ou maquillée, pour servir ses intérêts ;
– le sexe, et tout ce qui va avec ou autour, des premières photos cochonnes de la fin du XIXème siècle au porno chic de David LaChapelle et aux pubs Benetton, le sexe objet de fureur des censeurs, malheureusement encore bien actifs aujourd’hui.
JEF pour CitéGAY
CONTROVERSES – photographies à histoires – du 3 mars au 24 mai 2009 – Du Mardi au samedi du 10h à 19h -Dimanche 12h à 19h – Fermé lundi et jours fériés – à la BnF – Site Richelieu – 58 rue de Richelieu – 75011 Paris

Théâtre : Corps étrangers « unheimlichkeit2 »
A ne pas manquer : Succès et reprise du spectacle-évènement Gay « Corps étrangers » !
Second volet des « étrangetés », variations performatives autour des ouvres de Lewis Carroll et Oscar Wilde confrontées façon « cut-up » aux univers d’écrivains tels que Burroughs ou Dylan Thomas.
Note de la créatrice de la pièce Lisa Guédy :
« Unheimlichkeit2 » est une variation sur le modèle, son enjeu dans le procédé de création d’une ouvre. C’est cet enjeu et sa signification que j’ai soumis à des artistes de l’image, comédiens, acrobates, vidéastes ou photographes, afin qu’ils m’accompagnent dans cette réflexion : Le modèle est une ouvre d’art aux yeux du créateur qui, fasciné, s’en inspire pour créer une nouvelle ouvre, qui à son tour sera possédée par le regard du spectateur. Intemporalité d’un instant fragile, véhiculé par le modèle, et qui se reflète à l’infini.
« Unheimlichkeit2» c’est cet instant étiré sur le temps d’un spectacle, concentré dans l’espace scénique entre trois personnages Dorian Gray, Alice, et l’ « Auteur ». Du point de vue de la narration, l’histoire que l’on vous raconte est donc cet enjeu amoureuxqu’incarnent les modèles transposés d’Alice et Dorian. Et qui suivant le procédé d’histoire sans fin que propose Lewis carroll les fait dériver vers d’autres rencontres continuant de tisser ceschemins qu’ils font et défont sous le regard de celui qui les a écrit.
Respectant ainsi ce principe de variation qui est de raconter toujours la même histoire à l’infini,découvrant les multiples points de vue que montre à voir un même monde, créant des rapprochements improbables, inévitables pour le mieux, pour la logique, permettant ainsi àtoutes les étrangetés de se mêler, aux associations de se révéler.
« Alice se leva donc et s’en fut en courant, en songeant au merveilleux rêve qu’elle venait defaire. Mais sa sour était restée assise dans l’attitude même où elle l’avait laissée. La têteappuyée sur une main, elle observait le soleil couchant en pensant à la petite Alice et à toutesses merveilleuses aventures, si bien qu’elle aussi, elle se mit à rêver à sa manière et voici ceque cela donna :D’abord elle rêva de la petite Alice elle-même . »
« Corps étrangers », est un spectacle hybride, une forme performative, chorégraphique etmusicale qui dans son esthétique emprunte aux arts du cirque, à la pop culture, au cinéma. C’est avant tout une forme théâtrale où la lumière, l’image et la musique ont le rôle premier et oùl’acteur, est cette ombre indispensable qui guiderait le spectateur à travers sa propre rêverie. Sans autre réflexion que de se laisser aller à ses perceptions, sans s’attacher au propos plusque ça. L’idée à travers cette série « Unheimlichkeit » est de fabriquer à chaque spectacle cette matièresensitive provoqué par le détournement combiné de l’image vidéo, de la lumière et du son en temps réel (accompagné par la fluidité d’un corps particulier et d’une voix particulière del’acteur) et qui agirait directement sur les perceptions du spectateur comme se voudrait uneséance d’hypnose.
Lisa Guédy
Un spectacle hybride invitant à la rêverie. Un climat très cinématographique particulièrement hypnotique et contemplatif avec des interprètes comédiens et acrobates. Une fable sensitive, plastique et charnelle où la musique, l’image et la lumière ont le premier rôle.
«Improbable pari merveilleusement tenu par Lisa Guédy » Mouvement
« Une étrange et passionnante cérémonie qui agit comme un rêve éveillé » Froggydelight.com
« Tout est mis en place et écrit pour véritablement être cette essence même du songe qui nous réunit dans la salle » Standard Magazine


