De plus en plus la Justice retient la circonstance aggravante de la commission des délits en raison de l’orientation sexuelle supposée des victimes de violences et faits délictuels ce qui fut encore le cas dans deux affaires distinctes jugées cette semaine. Cette tendance pénale est également possible par le fait que les victimes dénoncent de plus en plus les faits.
Ainsi, un ancien dirigeant d’une entreprise de services informatiques bordelaise a été condamné mardi par le Tribunal correctionnel de bordeaux à six mois de prison avec sursis et 8000 euros de dommages-intérêts pour avoir envoyé plusieurs mails homophobes et anonymes à un collaborateur dont il voulait se débarrasser.
Autre affaire, et cette fois pour des faits de violences volontaires, celle impliquant cinq jeunes Sétois qui avaient violemment agressé un couple gay le 1er janvier dernier. Une vidéo de surveillance, projetée lors de l’audience, a permis de confondre les suspects. En l’espèce, le tribunal correctionnel de Montpellier a condamné à six mois de prison ferme les 5 jeunes âgés de 22 à 28 ans, connus négativement des services de police, et qui après avoir volé leurs croissants et découvert magazines gays à l’arrière du véhicule des deux victimes ont roués de coups le couple.
Les jeunes avaient nié avoir commis l’agression pour des raisons homophobes, le visionnage à l’audience des bandes vidéos de surveillance ont permis de confondre les accusés.
EN SAVOIR PLUS
Le site de SOS Homophobie : www.sos-homophobie.org


