Alors que la charia s’applique dans une partie du pays du golf de Guinée et que les relations homosexuelles sont pénalement sanctionnées de 14 années de prison au niveau fédéral, le parlement du Nigéria a adopté une loi visant à condamner une nouvelle fois l’homosexualité en déclarant illégale les unions entre personnes de même sexe.
Le pays le plus peuplé d’Afrique avec plus de 140 millions d’habitants qui ne profitent pas de la manne pétrolière renforce son dispositif répressif contre les gays.
Alors que le code pénal nigérian punit la sodomie, soit le fait «d’avoir des rapports charnel contre-nature ou le fait d’autoriser un homme à avoir des rapports intimes avec lui», le texte adopté condamne non seulement le fait de procéder à des mariages gay mais d’y participer, d’aider à leur organisation, interdiction faite tant aux individus qu’aux organisations, associations ou propriétaire des lieux où pourraient avoir lieu ces cérémonies.
En réaction à cette adoption, l’intergroupe LGBT du parlement européen a appelé la commission européenne à geler les aides apportée au Nigéria. «Le seul résultat de cette loi va être l’accroissement de la haine contre les citoyens LGBT du Nigéria» a déclaré Michael Cashman, le parlementaire européen travailliste et président de l’Intergroupe LGBT.
L’adoption du texte, déjà présenté en 2007, a été motivée par le fait que l’islam et le christianisme, principales religions du Nigéria, condamnaient l’homosexualité.


