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ONU : L’Assemble gnrale doit aborder les questions d’orientation sexuelle et d’identit de genre




 
(New York, le 11 dcembre 2008)
-Alors que le monde entier clbre le 60e anniversaire de la Dclaration
universelle des droits de l’homme (DUDH), l’Assemble gnrale de l’ONU recevra
une dclaration la mi-dcembre, approuve par plus de 50 pays de par la
plante, revendiquant l’arrt des abus de droits bass sur l’orientation
sexuelle et l’identit de genre. Une coalition d’organismes internationaux de
droits humains a exig aujourd’hui que tous les tats du monde appuient la
dclaration raffirmant la promesse de base de la DUDH : les droits humains
s’appliquent tous.
 
Des nations de quatre continents coordonnent
la dclaration, soit : l’Argentine, le Brsil, la Croatie, la France, le Gabon,
le Japon, les Pays-Bas et la Norvge. La lecture de cette dclaration marquera
la premire fois que l’Assemble gnrale abordera officiellement les questions
de violations de droits bases sur l’orientation sexuelle et l’identit de
genre.
 
En 1948, les nations du monde promettaient de respecter
les droits de l’homme, mais six dcennies plus tard, la promesse demeure nulle
pour plusieurs , a dclar la Namibienne Linda Baumann, membre du conseil
d’administration d’IGLA, une coalition de plus de 60 groupes africains de
personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transgenres (LGBT). L’appui
africain sans prcdent cette dclaration envoie le message que les abus
contre les personnes LGBT sont inacceptables partout et toujours.

 
Non contraignante, la dclaration raffirme des sauvegardes
existantes de droits humains dans des lois internationales. Elle s’appuie sur
une autre dclaration conjointe appuye par 54 pays, que la Norvge avait livre
au Conseil des droits de l’homme en 2006.
 
Universel veut dire
universel et il n’y a pas d’exceptions , a dit le Nerlandais Boris Dittrich,
directeur des droits de l’homme pour le programme des personnes lesbiennes,
gaies, bisexuelles et transgenres de Human Rights Watch. L’ONU doit s’exprimer
fortement contre la violence et le prjug parce que les demi-mesures n’ont pas
leur place dans les droits humains.
 
La dclaration condamne la
violence, le harclement, la discrimination, l’exclusion, la stigmatisation et
le prjug bass sur l’orientation sexuelle et l’identit de genre. Elle
condamne aussi les meurtres et excutions, la torture, les arrestations
arbitraires et la privation de droits conomiques, sociaux et culturels sur ces
bases.
 
Aujourd’hui, dans des douzaines de pays, des lois hrites
de rgimes coloniaux criminalisent encore le comportement homosexuel consensuel
, a dit la Malaisienne Grace Poore qui travaille pour International Gay and
Lesbian Human Rights Commission. Cette dclaration indique un consensus global
croissant que de telles lois abusives sont dpasses.
 
La
dclaration repose aussi sur la longue tradition de l’ONU en matire de dfense
des droits des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transgenres. Dans sa
dcision de 1994 sur Toonen c. Australia, le Comit des droits de l’homme de
l’ONU – l’instance qui interprte le Pacte international relatif aux droits
civils et politiques, un des traits majeurs de droits humains l’ONU – a
soutenu que les codes de droits de l’homme interdisent la discrimination base
sur l’orientation sexuelle. Depuis, les instances des droits de l’homme l’ONU
ont condamn les violations bases sur l’orientation sexuelles et l’identit de
genre, y compris les meurtres, la torture, le viol, les disparitions et la
discrimination plusieurs niveaux. Les instances de traits onusiens ont
demand aux tats de mettre fin la discrimination, dans la loi et les
politiques.
 
D’autres instances internationales se sont aussi
opposes la violence et la discrimination l’endroit des personnes LGBT ;
elles incluent le Conseil de l’Europe et l’Union europenne. En 2008, tous les
34 tats membres de l’Organisation des tats amricains ont adopt une
dclaration l’effet que la protection de droits de l’homme inclut
l’orientation sexuelle et l’identit de genre.
 
Les gouvernements
de l’Amrique latine essaient de tracer la voie de l’galit et ils appuient
cette dclaration , a dit la Mexicaine Gloria Careaga Perez, co-secrtaire
gnrale d’ILGA. Aujourd’hui, un mouvement global appuie les droits des
personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transgenres ; ces voix ne seront pas
museles.
 
ce jour, 55 pays ont sign la dclaration de
l’Assemble gnrale, dont : l’Andorre, l’Armnie, l’Australie, la
Bosnie-Herzgovine, le Canada, le Cap-Vert, le Chili, l’quateur, la Gorgie,
l’Islande, l’Isral, le Japon, le Liechtenstein, le Mexique, le Montngro, la
Nouvelle-Zlande, la Rpublique centrafricaine, San Marino, la Serbie, la
Suisse, l’Uruguay, le Venezuela et l’ancienne Rpublique yougoslave de
Macdoine. Tous les 27 tats membres de l’Union europenne sont aussi
signataires.
 
C’est un grand pas d’avoir russi prsenter cette
initiative l’Assemble gnrale , a dclar le Franais Louis-Georges Tin,
prsident du Comit international d’IDAHO (International Day Against Homophobia
– Journe internationale contre l’homophobie), un rseau d’activistes et de
groupes faisant campagne pour la dcriminalisation. Cela montre que nos luttes
communes rencontrent le succs et qu’elles doivent tre renforces.

 
Cette dclaration est appuye par des tats et socits civiles
de toutes les rgions de la plante , a dit la Canadienne Kim Vance,
codirectrice d’ARC International, En dcembre, un simple message jaillira de
l’Assemble gnrale : la Dclaration universelle des droits de l’homme est
rellement universelle.
 
La coalition des organismes
internationaux de droits humains ayant mis ce communiqu inclut :
Amnesty
International, ARC International, Center for Women’s Global Leadership; COC
Pays-Bas, Global Rights, Human Rights Watch, International Committee for IDAHO
(International Day Against Homophobia), International Gay and Lesbian Human
Rights Commission (IGLHRC), International Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender
and Intersex Association (ILGA), International Service for Human Rights, Pan
Africa ILGA et Public Services International.
 
Pour de plus amples
renseignements, veuillez contacter :
New York pour Human Rights Watch,
Scott Long (anglais) : +1-212-216-1297 ou +1-646-641-5655 ou longs@hrw.org
London pour Amnesty
International, Kate Sheill (anglais) : +44-20-7413-5748; ou ksheill@amnesty.org
Halifax pour ARC
International, Kim Vance (anglais, franais) : +1-902-488-6404
Genve pour
ARC International, John Fisher (anglais, franais) : +41-79-508-3968 ou arc@arc-international.net

Amsterdam pour COC Pays-Bas, Bjorn van Roozendall (anglais, nerlandais) :
+31-6-22-55-83-00 ou bvanroozendaal@coc.nl
Washington
pour Global Rights, Stefano Fabeni (anglais, espagnol, italien) : +1
202-741-5049; or stefanof@globalrights.org
New
York pour IGLHRC, Hossein Alizadeh (anglais, perse)  +1-212-430-6016 ou halizadeh@iglhrc.org
Bruxelles pour
ILGA, Stephen Barris (anglais, espagnol, franais) : +32-2-502-2471 ou stephenbarris@ilga.org; ou
+39-3356067158 ou media@ilga.org (New York,
14-18 dcembre)

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