France – Le collectif «Non à Edvige» n’adhère pas plus à la nouvelle version du fichier de renseignement : Le Collectif a pu avoir connaissance de l’ensemble des documents transmis à la CNIL pour avis par le gouvernement fait-il savoir via un communiqué. Cette nouvelle version ne convint pas le collectif qui appelle à poursuivre la mobilisation et à manifester le 16 octobre «parce que la version 2.0 n’est pas plus acceptable que la version 1.0.». Pour les opposants, plusieurs aspects importants, et tout aussi dangereux, demeureraient. Deux finalités très différentes sont toujours amalgamées : enquêtes administratives et suspicion de risques pour la sécurité publique. Par ailleurs, rien n’indique que le fichage départemental des «personnalités» sera dénué de tout danger puisqu’aucun texte n’est encore paru à ce sujet. Les enfants sont toujours fichés, dès 13 ans, avec un « droit à l’oubli en trompe l’oil» estiment-ils, la Défenseure des enfants, Dominique Versini, soulignant d’ailleurs dans son avis sur le projet EDVIGE 2.0 que, «tant par le contenu des informations qui seront conservées, que par la durée de conservation des données et leur droit de vérification ainsi que d’éventuelle rectification par le mineur ou ses parents ou représentants légaux, ce texte lui parait encore en contradiction avec les exigences de la Convention internationale des droits de l’enfant notamment en ce qui touche la protection de leur vie privée et le droit d’accès et d’opposition aux données les concernant». Enfin, des données extrêmement sensibles sont toujours collectées et traitées : origines «raciales ou ethniques», opinions philosophiques, politiques ou religieuses et appartenance syndicale.
Lituanie – Constat politique d’une impossibilité de lutter contre l’Homophobie : Alors que les instances européennes pressent régulièrement les états membres à se doter de législations anti-discriminations et à permettre dans faits aux homosexuels de pouvoir se rassembler, notamment lors de Pride et autres marches, le ministre des Affaires étrangères lituanien a fait le constat devant l’assemblée de son pays d’une impossibilité de lutter contre l’Homophobie. «La Lituanie est l’un des pays les plus homophobes de l’Union Européenne. Cela doit être pris comme une réalité» a-t-il déclaré avant d’ajouter que«Cette situation ne peut être modifiée par aucun parti ou aucun ministre». Faisant peu de cas des capacités de transformation sociales de la Loi, Petras Vaitiekunas estime qu’il faudra une génération pour que l’homophobie régresse. Cette année encore, des municipalités comme Vilnius ou Kaunas ont refusé d’accueillir sur des terrains municipaux, le camion européen « Pour la diversité et contre les discriminations », obligé de se rabattre sur des terrains privés, parkings de supermarché notamment.
Californie – 11000 unions homosexuelles déjà célébrées dans l’attente du referendum visant à les interdire : Selon une étude de la prestigieuse université UCLA, 11000 unions homosexuelles auraient été célébrées depuis juin dernier après l’ouverture du mariage civil aux couples de même sexe par la cour suprême locale. Un référendum visant à interdire dans la constitution locale les unions homosexuelles est organisé le 4 novembre prochain en marge du scrutin présidentiel. Les LGBT californiens sont mobilisés à l’adoption de la «proposition 8». La même étude indique qu’il y aurait 109000 couples homosexuels en Californie soit 14% du total des Etats-Unis, que 25% d’entre eux élèvent plus de 52000 enfants et que 861000 gays, lesbiennes et bisexuels d’âge adulte vivent dans l’Etat, San Francisco étant la ville la plus prisée des LGBT.


