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L’EXISTRANS en marche face à la médecine actuelle, aux lois et à l’éducation

«Il y a onze ans que nous marchons, et depuis onze ans rien n’a changé» rappellent les organisateurs de la marche des trans et des intersexes, éternelLEs oubliéEs et délaisséEs des revendications LGBT et des pouvoirs publics.

Certains pays (la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, L’Espagne, la Hollande, le Népal) ont adapté leurs législations à la transidentité rappellent-ils encore en prélude de la manifestation et «Même si ces aménagements sont loin d’être parfaits, ils témoignent d’une volonté totalement absente en France» déplorent-ils encore. Les réponses de la France à la question trans sont «l’immobilisme, les psys transphobes, le sensationnalisme des médias, le mépris». Le bilan est lourd et le constat sévèrement juste : «Dans notre communauté, la majorité fait face, bénéficie d’une vie professionnelle. Mais pour les autres, pour trop d’autres, c’est la précarité et le non-emploi, un taux de VIH qui double celui des gays, le travail sexuel non choisi, les violences subies rarement prises en compte par la justice… D’un point de vue médical, légal ou éducatif, tout reste à faire».

Médecine et transidentité ont des rapports conflictuels pour les militantEs qui dénoncent les opérations systématiques de bébés intersexués, la psychiatrisation forcée des personnes transgenres et insuffisances des études et prises en compte de spécificités des trans’ dans les études scientifiques et protocoles de soins.

Sur le terrain législatif, «Faire correspondre son identité sur les différents papiers administratifs reste une priorité dès lors qu’on souhaite avoir une activité professionnelle» mais relève toujours du parcours du combattant : la mention de genre devrait pouvoir être changée, conservée ou supprimée à la demande des personnes. Idem pour le numéro INSEE (Sécu) dont le 1er chiffre devrait pouvoir être modifié ou supprimé. La modification de l’état-civil via une procédure administrative doit être simplifiée, sans recours à des expertises extérieures et sans contraintes de délais ou de modifications corporelles spécifiques. «Ces évolutions administratives ne pourront se faire que si les discriminations à l’égard des trans et des intersexes sont reconnues et combattues» soulignent encore les militantEs.

Enfin, concernant l’éducation, les organisateurs font le constat préalable que «Chaque individu construit son genre qui doit lui être personnel, malgré les normes que nous impose la société». Ils demandent la formation, en partenariat avec des associations trans, de tous les personnels médicaux, administratifs et pédagogiques aux problématiques trans et intersexes, «Parce que les trans et les intersexes sont confrontés avant tout à l’incompréhension de la société à laquelle ils appartiennent, parce qu’ils sont, dans de trop nombreux cas, en échec scolaire, parce que les violences urbaines naissent de l’ignorance, nous demandons que la transsexualité soit abordée, de la même manière que l’homosexualité, dans le cadre des cours d’éducation sexuelle».

Des manifestations similaires auront lieu à Bruxelles, Madrid, Lisbonne, Corunha, Donosti, Bilbao, Gasteiz, Saragosse. La marche parisienne débutera à à 14h, métro Belleville pour s’achever sur le parvis de Beaubourg à 16h.

EN SAVOIR PLUS

Le site de l’EXISTRANS : www.existrans.org.





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