Dans le cadre du procès intenté par la psychiatre Colette Chiland, la cour d’appel de Paris a confirmé en fin de semaine dernière la condamnation pour diffamation et alourdi les dommages et intérêts à l’encontre d’Act Up Paris.
Jérôme Martin, président d’Act Up-Paris à l’époque des faits, est donc condamné à 500 euros d’amende avec sursis. Les dommages et intérêts s’élèvent à 5000 euros contre un euro en première instance. Il était reproché à l’association d’avoir effectué un zap en juin 2005 avec des distributions de tracts jugés diffamatoires devant le domicile de la psychiatre Colette Chiland, auteur d’un Que sais-je? intitulé : « Le transsexualisme ».
Pour la cour, «Accuser le Dr Colette Chiland (…) de « détruire la vie de milliers » d’individus constitue, quel que soit le sens donné au propos, une des atteintes les plus graves qui puissent être portées à l’honneur d’un médecin», estimant ces «accusations particulièrement graves adressées à une spécialiste de renom international».
A l’opposé et après ce procès, des questions se posent estime l’association: «quelle place reste-t-il pour dénoncer les conséquences des violences transphobes – et notamment des violences verbales exercées par les psychiatres à l’encontre des trans ? Apparemment, la justice n’est pas prête à les reconnaître».
Act Up évoque dans son communiqué des «discours condescendants et méprisants» envers les trans, «discours dont sont plus qu’inspirés les protocoles hospitaliers publics tels qu’ils sont aujourd’hui appliqués en France». «La psychiatrisation des trans a des conséquences directes en termes d’estime de soi pour les personnes concernées» justifie encore l’association qui réclame toujours la suppression des troubles de genre parmi la liste des maladies mentales, une meilleure lutte contre les transphobies et l’abolition des protocoles hospitaliers comme la dépsychiatrisation de la question trans.
EN SAVOIR PLUS
Le site d’Act Up Paris : www.actupparis.org.
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