France – Stand by recommandé par le CNS français suite à l’avis suisse : Alors que les autorités helvétiques pour les problèmes liés au Sida ont communiqué hier officiellement leur avis sur la non transmission du VIH lors de rapports sexuels dans certains cas très précis, le Conseil National du Sida (CNS) français a pour sa part réagi promptement en recommandant le stand by. Si le CNS reconnaît que «Ces données pourraient en effet permettre d’envisager que les traitements actuels puissent devenir un jour un outil parmi d’autres des politiques de prévention au niveau collectif et de contrôle de l’extension de l’épidémie», il préconise la mise en place d’un groupe de travail «qui s’attachera à partir des données existantes à en dégager les implications éthiques, politiques et sociales». «les données permettant d’extrapoler la réduction du risque d’un niveau collectif à des situations individuelles restent trop préliminaires pour permettre des recommandations individuelles» estime le CNS qui juge «prématuré à ce jour d’établir sur les données existantes des recommandations individuelles, qui doivent continuer à promouvoir les méthodes de prévention éprouvées, notamment l’usage du préservatif». Enfin, l’autorité consultative française attend les résultats de nouvelles recherches : «l’hypothèse qu’un traitement efficace puisse abolir la transmission ne peut être écartée. Par conséquent, de nouvelles recherches doivent venir compléter les données existantes». Face à la complexité des enjeux de santé publique soulevés, le Conseil National du Sida a décidé de réunir une commission de travail qui s’attachera à partir des données existantes à en dégager les implications éthiques, politiques et sociales. Dans un communiqué, l’association Warning estime «En réagissant si promptement et de la sorte – sans contre argumentation scientifique – le CNS se montre bien désinvolte, alors que la CFS a fait l’effort d’exposer largement ses arguments». Act Up, pour sa part, avait indirectement fait les même préconisations que le CNS en soulignant que les résultats d’une étude à plus grande échelle étaient attendue. Sur ce sujet, voir notre article d’hier.
République Tchèque – 500 partenariats civils enregistrés : En un an et demi d’application, la loi autorisant les partenariats civils a recueilli l’adhésion de 500 couples, chiffre à mettre en comparaison avec les 75 000 pacs français pour l’année 2006 même si la version française du partenariat enregistré concerne tant les couples hétérosexuels qu’homosexuels et que la population tchèque ne compte que 10 millions d’habitants. La loi octroie aux couples enregistrés des droits en matière successoral ou de santé mais n’ouvre pas le droit au mariage civil ni à l’adoption. La législation avait été adoptée par le parlement tchèque en 2005, mais le Président Vaclav Klaus avait posé son veto avant que le parlement passe outre en mars 2006. Dans le détail, 487 partenariats ont été enregistrés dont 8 ont été dissouts et concernaient pour 353 d’entre ceux des couples d’hommes.
Russie – L’appartement d’un journaliste Gay, perquisitionné par le FSB : Samedi 26 Janvier en soirée, Siarhei Padsasonny, un journaliste de la chaîne de télévision satellite Belsat, basée en Pologne, a reçu une visite peu courtoise des services de sécurité russes qui lui ont ordonné d’ouvrir la porte. Une fois dans l’appartement les hommes ont fait savoir à Padsasonny qu’il était suspecté de soutenir le Young Front, un mouvement de jeunes étudiants, dans le but de nuire à l’Etat. Plusieurs des amis gays du journaliste sont arrivés proposant d’être témoins de l’opération mais ont été repoussés. Le journaliste s’est vu confisqué le disque dur de son ordinateur, ainsi qu’une caméra vidéo et une barrette mémoire Flash. Ce n’est pas la première fois que Siarhei Padsasonny, ouvertement gay mais aussi connu pour ses prises de position contre le régime bélarusse, prorusse, est pris à parti de la sorte. Le 23 Novembre 2007, il était en effet forcé de répondre aux questions du FSB (ex KGB), sur ses activités au sein de la télévision Belsat et il avait été menacé de détention.
REAGIR


