France – Les associations LGBT désireuses d’être associées aux pôles anti-discrimination du Ministère de la Justice : Vendredi 14 décembre, Rachida Dati, Ministre de la justice, a signé une convention avec la Ligue Internationale contre le Racisme et l’Antisémitisme (LICRA) et SOS Racisme dans le but de les associer aux pôles anti-discrimination créés récemment et qui ont pour mission de lutter contre les discriminations fondées sur l’origine, l’appartenance réelle ou supposée à une ethnie, une nation, une race ou une religion. Les conventions consistent à associer les associations signataires au travail des pôles tout comme à leur permettre d’interpeller directement les pôles ou à sensibiliser ou former les personnels des tribunaux sur les discriminations qu’elles combattent. La Garde des Sceaux a déclaré que les associations avaient «toute leur place dans l’action de la justice contre les discriminations qui malgré une importante législation, n’ont pas disparu» souligne le CGL Paris dans un communiqué. Pour le Centre LGBT Paris IDF, «cette observation s’applique également en matière de discriminations homophobes, lesbophobes, transphobes et sexistes.
Les textes répressifs adoptés ces dernières années ne suffisent pas car la législation n’est pas accompagnée de mesures éducatives et de campagnes de prévention». Aussi, les associations de lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie «devraient également être proposée la signature de telles conventions de partenariat avec le ministère de la justice» estime le CGL. Les associations ayant pour objet notamment la lutte contre l’homophobie et ayant plus de 5 années d’existence peuvent se porter civil tout comme ester en Justice en cas de délit attendant à leur objet social. Le site du CGL Paris IDF www.cglparis.org.
Antilles – Le président de Tjenbé Rèd en Martinique et en Guadeloupe : En choisissant cette période qui symbolise souvent le bonheur en famille pour programmer son premier déplacement outre-mer, Tjenbé Rèd entend attirer l’attention des familles ultramarines, qu’elles résident outre-mer ou dans l’Hexagone, sur celles et ceux qui ne partageront pas ce bonheur lors des prochaines fêtes de fin d’année indique l’association dans un communiqué. «Combien de filles et de fils, combien de mères et de pères, combien de personnes jadis proches ne seront pas les bienvenues autour des tables ou au pied des sapins parce qu’elles vivent avec le VIH/sida ou parce qu’elles sont LGBT (lesbiennes, gaies, bi & trans) ? Combien ont dû, pour les mêmes raisons, quitter leur terre de naissance pour l’Hexagone avec tout ce que cela implique d’arrachement et de choc culturel ? Combien n’ont pas vu d’autre solution que de mettre fin à leurs jours pour échapper à l’opprobre de leurs proches ?» s’interroge l’association. Si ces situations de rupture familiale des LGBT n’est pas propre aux territoires ultra-marins, la culture locale avec l’importance de la familiale rendent patente les conséquences liées à ces ruptures. Durant son séjour en Martinique et en Guadeloupe, le président de Tjenbé Rèd entend rencontrer des familles antillaises pour ouvrir le dialogue avec elles et les sensibiliser à ces conséquences tout comme rencontreras des LGBT et des personnes vivant avec le VIH pour leur manifester la solidarité de l’association. Enfin, le président de Tjenbé Rèd entendra assister aux deux réunions publiques sur la lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits organisées par l’association HES (Homosexualités & Socialisme), le Parti socialiste et le MJS (Mouvement des jeunes socialistes) à Fort-de-France le mardi 18 décembre (18h30, B2B, 80, route de Didier) et à Pointe-à-Pitre le mercredi 21 (18h30, CWTC, Jarry). «Ces réunions viennent alors que depuis près de quatre ans, l’expression homophobe paraît, en Martinique et en Guadeloupe, plus légitime ou plus admise dans le débat politique que certaines valeurs républicaines comme la laïcité ou l’égalité des droits» conclut l’association tout en soulignant qu’elles auraient pu intervenir plus tôt. Le site de Tjembé Red www.tjenbered.fr.
France – Willy Rozenbaum renouvelé à la Présidence du Conseil national du sida Le professeur Willy Rozenbaum, spécialiste des maladies infectieuses, a été renouvelé dans ses fonctions de président du Conseil national du sida (CNS) qu’il dirige depuis novembre 2003, selon un décret paru dimanche au Journal officiel. Willy Rozenbaum, né en 1945, est l’un des codécouvreurs du VIH avec Jean-Claude Chermann de l’équipe de Luc Montagnier. Le Conseil national du sida a été créé en février 1989. Cette initiative s’inscrivait dans le dispositif de lutte contre le sida mis en place à la suite du rapport du professeur Claude Got (« Rapport sur le sida » – Flammarion- 1989), comprenant également l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS), toujours en activité, et l’Agence française de lutte contre le sida (AFLS), disparue depuis. Le professeur Got plaidait pour la création d’un conseil national de réflexion sur le sida pour «ne pas laisser le gouvernement seul face à cette situation». Le CNS émet des avis, le plus récent à la veille de la Journée mondiale contre le Sida portait sur le recours aux tests rapides et était favorable à des dépistages hors les lieux traditionnels jusqu’à ce jour proposés. Le Conseil comprend outre son président, 23 membres qui exercent de manière bénévole pour 4 ans un mandat renouvelable une fois. Les membres du CNS viennent d’horizons différents : autorités religieuses, médecins, universitaires, travailleurs sociaux, parlementaires, etc. Le site du CNS : www.cns.sante.fr.
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