L’Inter-LGBT, en charge de l’organisation de la Marches des Fiertés LGBT du 30 juin prochain et qui réunit la plupart des associations homosexuelles françaises, présentait à la presse ce matin son mot d’ordre, «Egalité : ne transigeons pas !», et ses revendications à quelques jours de l’évènement.
Pour Alain Piriou, porte-parole de l’inter-associative, «Notre stratégie n’est pas d’attendre une alternance politique qui au mieux aura lieu dans 5 ans pour avancer sur les questions LGBT» et espère bien «faire changer d’avis la majorité» comme cela a été le cas sur le Pacs.
Si pour l’heure, ni calendrier ni contenu même des propositions gouvernementales ne sont connues sur le sujet ni n’ont été dévoilés à l’Inter-LGBT lors de sa rencontre avec le cabinet de François Fillon lundi dernier, des précisions pourraient être apportées par l’Elysée, des conseillers techniques de Nicolas Sarkozy devant recevoir l’Inter avant la Marche.
Couples, parentalité, lutte contre les discriminations à l’école, droits des personnes trans, droits des personnes LGBT dans le monde, l’Inter-LGBT a répété l’essentiel de ses revendications. «L’amélioration d’un pacs ouvert à tous les couples est préférable à la création d’un statut spécifique aux couples de même sexe, que les associations jugent communautariste et ghettoïsant» rappellent encore les associations qui toutefois n’abandonnent pas l’objectif du mariage gay et du droit à l’adoption. «L’objectif d’égalité, on ne le lâche pas !» déclarent les organisateurs.
Sur ces sujets principaux comme les autres, éducation, questions internationales, droits des Trans’ etc, l’Inter-LGBT ne peut pour l’heure que faire le constat de l’absence d’arbitrage de l’exécutif.
Si les associations se félicitent des propositions fiscales égalitaires déjà annoncées comme l’intervention de Nicolas Sarkozy auprès de Vladimir Poutine sur la situation des LGBT russes, elles soulignent pour autant les sujets de désaccord, notamment celui de l’affichage de François Fillon au coté de Christian Vanneste lors d’un déplacement du Premier-ministre dans le Nord au lendemain même de la rencontre de l’Inter avec le staff du nouveau chef de gouvernement. «Cela interroge sur la parole de l’exécutif» déclare Alain Piriou pour qui «Ce signal là à 10 jours de la Marche n’est absolument pas positif».
Les associations attendent de faire aussi bien que l’an dernier où 800000 participantEs arpentaient le pavé parisien. Les partis politiques devraient être représentés et l’Inter-LGBT «espère qu’unE députéE de la majorité parlementaire qui adhère à (ses) revendications soit derrière la banderole de tête». «Nous cherchons la perle rare» avouent les organisateurs.
Comme les années précédentes, 3 minutes de silence et de recueillement en solidarité aux victimes du Sida seront respectées à 16h. Rappelons encore que la Marche, dont le budget avoisine les 10000 euros ne bénéficie d’aucune subvention ni sponsoring et qu’un octroi est organisé sur le Pont de Sully pour soutenir les associations.
Pour finir, à Bastille, Radio FG organise son podium où devraient notamment se produire David Guetta et Boy George.
CitéGAY est partenaire et solidaire de la Marche.
«Égalité : ne transigeons pas !»
Départ à 13h30 : Montparnasse – Place du 18 juin 1940,
Boulevards Montparnasse, St-Michel, St-Germain, et Henri-IV
Arrivée : Place de la Bastille.


