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Violences et arrestations de militants pour la Pride de Moscou

Comme l’an dernier, la Pride de Moscou a dégénéré dimanche dernier sous la violence de militants d’extrême droite et de la complaisance, pour ne pas dire la complicité, des autorités russes.

Interdite une nouvelle fois par les autorités de Moscou et son maire homophobe, Iouri Loujkov, qui a qualifié ce genre de défilé d’«acte satanique», la Marche devait se limiter à un rassemblement devant la Mairie de la capitale russe, les manifestants devant tenter de remettre une lettre de protestation au Maire. Cette lettre ouverte a été signée par plusieurs dizaines de députés européens.

«La liberté d’expression, la liberté de se réunir pacifiquement et l’absence de discrimination sont garanties par la législation russe et internationale sur les droits de l’homme» rappelaient les députés signataires alors que les instances européennes, comme la Cour européenne des droits de l’Homme ont à plusieurs reprises souligné le droit au rassemblement pour les militantEs LGBT comme le devoir pour les autorités nationales à protéger les minorités sexuelles.

Devant marquer le 14e anniversaire de la dépénalisation de l’homosexualité en Russie, le rassemblement s’est soldé par l’agression physique de militants homosexuels russes et du militant britannique, Peter Tatchell, tous n’étant par ailleurs non d’ailleurs pas été protégés par la Police pourtant fortement présente pour empêcher toute manifestation. Le principal organisateur de la Pride, Nikolaï Alexeïev, a été arrêté dès son arrivée sur place alors des centaines d’ultra-nationalistes russes se dirigeaient vers le lieu de la manifestation. Certains d’entre eux ont frappé les militants LGBT avant que finalement mais après avoir fortement tardé à réagir, la police anti-émeutes ne sépare les manifestants. Libéré, Nikolaï Alexeïev devra comparaître le 9 juin prochain devant une cour moscovite pour avoir bravé l’interdiction de rassemblement.

«Les organisateurs de ce genre d’événement ne protègent pas les droits des minorités sexuelles, mais utilisent les citoyens d’orientation non traditionnelle dans leurs propres buts, provoquant des troubles dans la capitale» avait déclaré le porte-parole de la police moscovite, Viktor Birioukov, en prélude au rassemblement. C’est cette même police qui a procédé à l’arrestation d’un député italien du Parlement européen, Marco Capatto, et d’un député du Bundestag, Volker Beck comme d’un chargé de mission de Bertrand Delanoë, Philippe Lasnier. Tous ont été libérés avec en prime la protestation de leurs pays respectifs.

L’Eglise orthodoxe comme les principales religions monothéistes s’étaient fermement opposées à toute manifestation pro LGBT. Le président Vladimir Poutine avait quant à lui fait valoir lors de sa conférence de presse annuelle que les homosexuels nuisent à la cause nationale en ne participant pas au renouvellement des générations.

EN SAVOIR PLUS

Le site de l’organisateur de la Pride de Moscou : www.gayrussia.ru

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