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Journée du souvenir de la déportation toujours pas unanime sur la déportation des homosexuels

Contrairement à Paris, Lyon, Poitiers, Montpellier et bien d’autres grandes villes, la ville de Rouen demeure encore l’une des dernières à ne pas associer une représentation associative homosexuelle aux cérémonies officielles de commémoration, ce malgré des prises de positions répétées du chef de l’état en faveur de cette représentation déplore dans un communiqué le collectif LGBT local Comme ça.

«Le collectif tient à rendre hommage à l’ensemble des victimes de la déportation nazie, et manifestera en signe de solidarité son indignation par une action de visibilité» indique-t-il alors que dans d’autres villes, comme Nice, les associations sont conviées officiellement.

Concernant la ville des Alpes Maritimes, depuis 2005 et la création du Collectif Azuréen pour les Droits des Orientations Sexuelles, «les militantEs homosexuelLEs des Alpes-Maritimes se sont attachéEs à inscrire la mémoire dans leurs priorités. La présence visible du CADOS aux cérémonies du souvenir de la déportation a ainsi été la première action extérieure du collectif» soulignent le collectif local. Le délégué départemental du Mémorial de la Déportation Homosexuelle (MDH) a été convié l’an dernier officiellement à la Journée de commémoration par le Préfet. «Le MDH a eu l’occasion de rencontrer le comité du souvenir, et cette rencontre a démontré que la gerbe «unique» des associations de déportés n’incluait pas touTEs les déportéEs, et qu’en particulier, les homosexuelLEs en étaient excluEs. La proposition faite par le MDH de participer à cette gerbe commune ayant été rejetée au nom de «l’unité». L’impression laissée par cette rencontre a été celle d’une farouche volonté de rester unitaires, mais SANS les homosexuelLEs. Cette vision de l’unité n’est pas la nôtre, et nous la déplorons» estiment toutefois les deux associations.

Les «Oublié(e)s» de la Mémoire, association nationale civile homosexuelle du devoir de mémoire, officiellement reconnue par le Ministère délégué aux Anciens Combattants, invitées comme «association de déportés», participera à la Journée Nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation sur Marseille, Paris, Toulouse et Montpellier indique-t-elle dans un communiqué. «2007, devra être l’année d’une vraie reconnaissance de la déportation pour motif d’homosexualité» estime l’association qui après l’évocation de cette déportation par Lionel JOSPIN le 26 avril 2001 et de Jacques CHIRAC le 24 avril 2005, espère maintenant, que sa demande d’apposition d’une plaque commémorative rendant hommage aux déportés et internés homosexuels dans les ex-camps nazis situés en France aboutisse avant la fin de cette année.

Egalement cette semaine, se déroule à Strasbourg la «Semaine de la mémoire et de la transmission» organisée par l’association locale Les oubliés de l’Histoire avec le soutien de la Région Alsace avec au programme : Projections-débats, exposition, conférences.

Ainsi, les participations d’associations mémorielles de la déportation des homosexuels se multiplient, toutefois cela ne se fait pas sans unanimité au niveau des victimes des déportations comme cela n’est pas encore généralisé à l’ensemble des commémorations.

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