Italie – Le chef de l’Eglise italienne sous protection suite à ses propos homophobes : L’archevêque de Gênes, Angelo Bagnasco, s’est vu octroyé une protection policière alors même qu’une inscription sur la cathédrale de la ville a été découverte mentionnant «Bagnasco, honte à toi». Ce dernier était entré en croisade avant même sa nomination récente à la tête de l’Eglise italienne contre le projet de loi, aujourd’hui mal en point, du gouvernement Prodi visant à instaurer un contrat d’union civil aux couples homosexuels. Les menaces qui pèsent sur le prélat font suite à dernière homélie dominicale au cours de laquelle il a rapproché la reconnaissance des couples homosexuels à l’inceste et à la pédophilie : «Si le critère est celui de l’opinion publique générale, il est difficile de prononcer des « non » : pourquoi dire non à l’inceste et au parti des pédophiles aux Pays-Bas.». Partisane du Dico, la ministre démocrate pour l’Egalité des chances, Barbara Pollastrini, a dénoncé les propos de l’archevêque : «Je suis sidérée et une clarification s’impose après ce genre de propos». A l’opposé, les associations religieuses ont déjà appelé, pour le 12 mai prochain, à une grande manifestation baptisée «Family Day» pour faire barrage à toute avancée des droits LGBT, des parlementaires de gauche militant toujours pour l’adoption du Dico. L’archevêque de Gênes a succédé au cardinal Ruini le mois dernier à la tête de la plus puissante des Eglises d’Europe occidentale et, comme lui, est partisan d’une intervention de l’Eglise concernant les questions de politique intérieure italienne pour défendre la famille traditionnelle. Homme de réseau, Angelo Bagnasco avait bataillé contre le Dico et fait pression tant dans les médias italiens qu’auprès des hommes politiques.
USA – Georges W. Bush partisan du maintien de la doctrine «Don’t ask. Don’t tell» : Instaurée sous la présidence Clinton la politique en vigueur au sein de l’armée américaine a conduit au renvoi de milliers de gays et lesbiennes au seul motif que leur homosexualité avait été connue. Cette doctrine est critiquée depuis quelques mois par plusieurs personnalités politiques et même par l’ancien chef d’état-major de l’armée américaine, à l’opposé de l’actuel qui avait déclaré le mois dernier que l’homosexualité était «immorale». Interrogé sur les propos de ce dernier, le général Peter Pace, George W. Bush s’est positionné sur la question et, sans surprise, est favorable au maintien de la «Don’t ask. Don’t tell» : «Je ne vais pas faire de jugement sur les orientations individuelles» mais «Je suis cependant convaincu que la politique «Don’t ask. Don’t tell» est une bonne politique». Interrogé le mois dernier par le quotidien Chicago Tribune, le général Pace avant estimé que «les actes homosexuels entre deux personnes sont immoraux et que l’on ne doit pas (les) pardonner. Je ne crois pas qu’une politique où il est possible d’être immoral serve les Etats-Unis de quelque façon que ce soit». Une proposition de loi du camp démocrate vise à revenir sur cette politique discriminatoire.
New Hampshire – Adoption par la Chambre des représentants de la loi sur les unions civiles homosexuelles : La Chambre des représentants du New Hampshire a approuvé par 243 voix contre 129 mercredi l’union civile des couples homosexuels, qui leur donnerait accès aux mêmes droits et devoirs qu’aux couples mariés, régime équivalent à celui en place dans l’Etat du Vermont. Si des amendements visant à affaiblir le dispositif ont été rejetés par la Chambre, cette même chambre avait également repoussée le mois dernier une proposition de loi des républicains visant à inscrire dans la constitution du New Hampshire l’interdiction des mariages gays. La proposition avait été rejetée, la constitution locale mentionnant expressément l’altérité sexuelle comme condition du mariage. Le gouverneur du New Hampshire, le démocrate John Lynch, opposé au mariage entre personnes du même sexe mais qui par le passé laissait entendre son approbation pour les unions civiles, n’a pas pris position publiquement suite au vote : «J’interviendrai lorsque je me serai fait une opinion». Le texte doit maintenant être adopté par le Sénat local.


