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GALIT !
J-30
La lettre de
l’Inter-LGBT
dito
Il n’y a plus que les homosexuels et les curs qui veulent se marier
! Pourquoi vouloir singer les htrosexuels ? Un
pacs amlior ne suffirait-il pas ? Les mmes qui posent ces questions
n’imaginent pas une seconde interdire le mariage aux couples htrosexuels, sous
prtexte qu’un certain nombre d’entre eux lui prfre l’union libre ou le pacs.
En fait, il faut une bonne dose d’arrogance pour railler ces couples qui veulent
avoir le droit de se marier, alors qu’il s’agit l du choix de prs de la moiti
des Franais !
Il est de bon ton de nos jours de vanter les mrites de l’amour
homosexuel , de se faire le chantre du respect de la diffrence et des
minorits, pour mieux rserver aux homosexuels un statut unique et spcifique,
leur fermant la porte la filiation. Cette condescendance-l, l’Inter-LGBT n’en
veut pas. Au contraire, c’est l’intgration rpublicaine qu’elle revendique, et
donc le refus du ghetto, du particularisme et du communautarisme.
Pour l’Inter-LGBT, il n’y a qu’une seule dfinition de
l’galit.
Pourquoi un projet de loi unique sur le mariage et la parentalit
?
Couple et famille, mariage et adoption ? Pourquoi ces deux questions
sont-elles systmatiquement associes ? Pourquoi ne pas au contraire travailler
chacune de ces revendications l’une indpendamment de l’autre, et avancer tape
par tape, par exemple sur le mariage d’abord, et sur la parentalit ensuite
?
Mener de front ces deux dbats n’est pas qu’un choix militant. Certes,
l’Inter-LGBT se refuse tablir une hirarchie entre les couples qui dsirent
se marier et ceux qui veulent voir reconnus leurs droits parentaux. Mais le
voudrions-nous que nous ne le pourrions pas : le Code civil lie trs fortement
le mariage et la filiation.
Un seul exemple : l’adoption conjointe n’est aujourd’hui en France ouverte
qu’aux couples maris. Ouvrir le mariage aux couples de mme sexe oblige le
lgislateur se dterminer sur les consquences d’une telle rforme en matire
d’adoption. Soit, comme en Espagne, il ouvre le mariage avec tous ses effets.
Soit, comme en Belgique en 2003, il crit explicitement que seul le couple mari
htrosexuel peut adopter. Le Code civil franais tant peu diffrent des codes
belge et espagnol, c’est l’une ou l’autre solution qui s’impose alors au
lgislateur.
Pour l’Inter-LGBT, un scnario belge n’est pas acceptable : il s’agirait de
marquer dans le marbre du Code civil une discrimination entre les couples
maris. C’est pourquoi le modle espagnol a de trs loin notre prfrence : un
projet de loi unique, qui rgle la question du mariage et de la filiation dans
un mme lan. Pour que l’galit soit totale.
Historique
1991 : une vingtaine d’associations signent un Livre Blanc, qui
revendique notamment l’galit sur les droits lis au mariage et au
concubinage htrosexuel . Ce collectif qui deviendra l’Inter-LGBT
dveloppe ce thme sous diffrents angles : reconnaissance du concubinage,
cration du pacs, et enfin, ouverture du mariage. En 2002, c’est d’ailleurs un
des thmes importants que l’Inter-LGBT porte au moment des lections.
Arrive 2004, et le mariage de deux hommes clbr Bgles par Nol Mamre.
La mme anne, Jos Luis Zapatero met en chantier l’ouverture du mariage et de
l’adoption pour tous les couples : l’Espagne devient en 2005 le troisime pays
europen raliser l’galit des droits, aprs les Pays-Bas et la Belgique. Ces
vnements auront un effet catalyseur en France, en acclrant les dbats qui
traversent l’ensemble du monde politique : chaque parti est amen se
positionner.
Sous la pression des associations, la gauche dans son ensemble se met
d’accord sur les mmes objectifs d’galit (ouverture du mariage et de
l’adoption) : succdant aux Verts, les parlementaires socialistes et communistes
dposent des propositions de loi allant dans ce sens en 2006. Pendant ce temps,
l’UDF et l’UMP cherchent une troisime voie, sans convaincre les
associations.
Au mme moment, les familles homoparentales se montrent de plus en plus au
grand jour : des couples et mme des enfants tmoignent dans les mdias.
Cette ralit est pour la premire fois tudie au sein de la mission
Familles et droits des enfants de l’Assemble nationale, sans pour
autant que les dputs ne se mettent d’accord sur des solutions lors de la
publication de son rapport en janvier 2006.
Saisie plusieurs reprises, en particulier par des couples de femmes, la
justice rend successivement des dcisions qui convergent vers un mme constat :
l’intrt de l’enfant ne s’oppose pas son ducation par deux parents de mme
sexe, mais la loi est mal adapte. Plus que jamais la balle est donc dans le
camp du politique.
Situation juridique en Europe et dans le
monde
Pays ayant amend leur Constitution afin d’interdire le mariage des personnes
de mme sexe (source ILGA) :
Honduras (2005), Lettonie (2005) et certains
tats des USA.
Pays qui autorisent le mariage des personnes du mme sexe :
Belgique
(2003), Canada (2005), Pays-Bas (2001), Espagne (2005) et l’tat du
Massachusetts (2004).
Pays qui autorisent les membres d’un couple de mme sexe adopter
conjointement des enfants :
Andorre (2005), Islande (2006), Pays-Bas (2001),
Afrique du Sud (2002/2005), Espagne (2005), Sude (2003), Royaume-Uni (2005) et
certains tats (ou territoires) d’Australie, du Canada et des USA.
Pays qui autorisent les membres d’un couple de mme sexe adopter les
enfants de leur partenaire :
Danemark (1999), Allemagne (2004), Isral
(2000/2005), Norvge (2002) et certains tats (ou territoires) d’Australie, du
Canada et des USA.
Pays qui autorisent l’insmination artificielle des femmes vivant au sein
d’un couple de mme sexe :
Belgique, Canada, Danemark (2007), Salvador,
Estonie, Finlande, Grce, Islande (2006), Irlande, Isral, Luxembourg, Malte,
Mexique, Pays-Bas, Nouvelle-Zlande, Roumanie, Russie, Serbie Montngro,
Slovaquie, Afrique du Sud (1997), Espagne, Sude (2005), Royaume-Uni, USA,
Venezuela et certains tats ou territoires d’Australie.
Union civile ou sous-mariage ?
Le partenariat civil vot en Grande-Bretagne en 2005 a souvent t prsent
comme une alternative l’ouverture du mariage aux couples de mme sexe. Mmes
avantages, mmes devoirs : seul le nom diffre, entre un mariage qui reste
rserv aux couples htrosexuels, et un Civil Partnership , prvu
pour les couples de mme sexe. Une telle solution, bien accueillie Outre-Manche,
ne serait pas adapte au modle rpublicain franais, auquel les associations
restent attaches : c’est l’ouverture du mariage civil qu’elles revendiquent, en
rejetant la cration d’un statut spcifique du couple homosexuel.
Il est donc paradoxal de voir des candidats proposer un Civil
Partnership allg, c’est–dire la solution communautariste retenue par
les Anglais, mais ouvrant moins de droits. Contrairement la solution
britannique, les propositions de Nicolas Sarkozy et de Franois Bayrou excluent
en effet la possibilit d’adopter conjointement. Quel couple htrosexuel
accepterait les mmes devoirs que ceux du mariage, mais des droits en moins,
alors qu’il a dj le choix entre un pacs plus souple et un mariage plus
avantageux ? Plus qu’un pacs amlior, il s’agit donc d’un sous-mariage qui,
dans les faits, resterait spcifique aux couples homosexuels.
En outre, la cration d’une quatrime forme d’union, qui s’additionnerait au
concubinage, au pacs et au mariage ajouterait une complexit inutile au Code
civil. Quelle sera la valeur de ce statut l’tranger ? Faudra-t-il, comme pour
le pacs aujourd’hui, exercer une veille juridique pour que les droits promis
soient effectifs dans tous les textes lgislatifs, les conventions collectives,
les accords d’entreprise, les rgimes d’assurance, les prestations sociales,
etc. ? Quid du droit au sjour, de l’accs la nationalit, de la possibilit
de signer dans les TOM ?
Les associations du Conseil de l’Inter-LGBT ont d’ores et dj rejet cette
proposition. Alors que le pacs existe et connat un vrai succs, inventer un
nouveau statut du couple n’a plus de sens aujourd’hui. Faire l’galit, c’est
ouvrir le mariage tous les couples !
Adapter le droit de l’adoption aux nouvelles ralits
familiales
En France, l’adoption est ouverte non seulement aux couples maris, mais
aussi aux clibataires, en thorie sans distinction d’orientation sexuelle.
Plusieurs Conseils gnraux accordent ainsi des agrments aux candidats
clibataires l’adoption, sans tenir compte de leur orientation sexuelle.
Mais personne n’est l’abri d’une discrimination de fait, et c’est
d’ailleurs pour en avoir t victime qu’une femme a saisi la Cour Europenne des
Droits de l’Homme.
Quant l’adoption conjointe, elle est tout simplement interdite aux couples
de mme sexe : il faut que le couple soit mari, donc htrosexuel, pour
recevoir le prcieux agrment. Plus grave encore, la Cour de cassation vient de
confirmer que l’adoption simple d’un enfant par la compagne de sa mre est
impossible : si cette adoption ne se fait pas dans le cadre d’un mariage, le
parent biologique perd en effet son autorit parentale, ce que la Cour juge
contraire l’intrt de l’enfant. L aussi, il faut tre mari, donc
htrosexuel, pour bnficier de ce droit.
Changer la loi s’impose donc.
Alors que les familles se construisent aujourd’hui de plus en plus en dehors
du cadre du mariage, rserver l’adoption aux seuls couples maris est un
archasme. Interdire l’adoption aux couples de mme sexe relve de la seule
idologie : les adversaires cette galit des droits, au terme de plus de dix
ans de dbat, sont aujourd’hui encore incapables de produire la moindre tude
qui dmontrerait qu’tre lev par deux parents de mme sexe nuirait au
dveloppement de l’enfant.
Par ailleurs, rien ne justifie d’empcher une personne d’adopter l’enfant de
son compagnon ou de sa compagne, si l’autre parent est inconnu ou bien s’il a
disparu.
Les droits de l’enfant, opposs au droit l’enfant que l’on
accuse les familles homoparentales de revendiquer, n’ont jamais autant t
instrumentaliss pour servir des idaux conservateurs.
Pour l’Inter-LGBT, au contraire, les faits montrent que l’intrt de l’enfant
ne contredirait pas une rforme du droit qui rpondrait aux aspirations de
nombreux couples htrosexuels comme homosexuels.
Moderniser le partage de l’autorit parentale avec un
tiers
Le 24 fvrier 2006, la Cour de Cassation autorisait une mre la
dlgation de tout ou partie de son autorit parentale sa compagne,
condition que leur union soit stable et continue et que cette
mesure soit conforme l’intrt suprieur de l’enfant . Pour la
Cour, le Code civil ne s’oppose pas ce qu’une mre seule titulaire de
l’autorit parentale en dlgue tout ou partie de l’exercice la femme avec
laquelle elle vit en union stable et continue, ds lors que les circonstances
l’exigent et que la mesure est conforme l’intrt suprieur de
l’enfant . Il s’agissait tout simplement de la stricte application de la
loi, qui prvoit une telle dlgation de l’autorit parentale un tiers depuis
2002.
La Cour motivait toutefois sa dcision en la limitant ce contexte familial
prcis. L’absence de filiation paternelle laissait craindre qu’en cas
d’vnement accidentel plaant la mre, astreinte professionnellement de longs
trajets quotidiens, dans l’incapacit d’exprimer sa volont, Mme Y ne se
heurtt une impossibilit juridique de tenir le rle ducatif qu’elle avait
toujours eu . Car la loi prcise bien que ce partage de l’autorit
parentale n’est possible que si les circonstances l’exigent . Si ce
partage procde d’un seul projet familial, sans qu’une circonctance particulire
mettent en pril l’intrt de l’enfant et ne rende ainsi ncessaire cette
procdure, les juges ne sont ainsi pas obligs de l’accorder.
La mission Famille et droits des enfants avait propos de
substituer la dlgation-partage de l’autorit parentale une simple convention
de partage de la responsabilit parentale sous seing priv,
enregistr chez le notaire, et de valeur juridique hasardeuse. Cette mesure, mal
dfinie et minimale, ne sera finalement jamais mise en ouvre. Toutefois, la
dfenseure des enfants, Dominique Versini a propos dans son rapport annuel des
mesures plus audacieuses et imaginatives, dont l’objet n’est pas seulement de
combler un dfaut de filiation, mais avant tout de faciliter l’aboutissement
d’un projet familial :
– crer une convention de partage de l’autorit parentale qui soit homologue
au tribunal, sans tre obligatoirement prononce par un jugement, sur la base
d’un projet familial, et non seulement quand les circonstances
l’exigent ;
– prvoir de confier la tutelle d’un enfant au tiers qui a partag sa vie,
aprs le dcs de son parent ;
– crer un droit de l’enfant d’entretenir des relations personnelles avec le
tiers qui a partag sa vie quotidienne et avec lequel il a nou des liens
affectifs.
Ces propositions profiteraient non seulement aux familles homoparentales,
mais aussi toutes les familles recomposes, en reconnaissant un vrai statut au
beau-parent.
Insmination artificielle, fcondation in vitro: rviser
les lois de biothique
L’article L 152-2 du Code de Sant Publique dfinit le cadre de l’assistance
mdicale la procration (AMP) : l’AMP doit remdier l’infertilit dont le
caractre pathologique a t mdicalement constat ou viter la transmission
l’enfant d’une maladie grave ; l’homme et la femme formant le couple doivent
tre vivants, en ge de procrer, maris ou en mesure d’apporter la preuve d’une
vie commune d’au moins deux ans et consentant pralablement au transfert des
embryons ou l’insmination.
Ces critres excluent les personnes seules ou les couples de femmes. Dans ce
dernier cas, c’est la preuve d’une pathologie qui fait dfaut. Pourtant, des
couples de femmes ont recours des insminations artificielles avec donneur
anonyme (IAD) l’tranger, notamment en Belgique, qui autorise cette pratique
comme dans plus d’une quinzaine d’autres tats europens. Toutefois, en France,
l’enfant qui nat de cette insmination n’a qu’une seule mre, et la seconde
maman ne peut obtenir mieux qu’une dlgation d’autorit parentale afin de
garantir la scurit de sa relation avec l’enfant. Bien que le pre soit
inconnu, il ne lui est en effet pas possible d’tablir une filiation, en
l’adoptant par exemple.
La loi doit donc tre change. Pour en particulier autoriser l’IAD et la
fcondation in vitro pour les couples de femmes qui le souhaitent, et prvoir
que l’enfant qui nat de ce projet familial ait une relation scurise avec ses
deux parents, galit, tant au niveau de l’exercice de l’autorit parentale
qu’au niveau de la filiation.
prsidentielle
Le 24e Sommet Afrique-France s’est tenu du 15 au 17 fvrier Cannes.
cette occasion, l’Inter-LGBT a interpell les candidats l’lection
prsidentielle. Les liens historiques entre la France et de nombreux pays
africains imposent en effet la diplomatie franaise une responsabilit sur le
continent, notamment en matire de dfense des droits humains et de lutte contre
les discriminations.
De ce point de vue, la situation des personnes considres comme
homosexuelles en Afrique, situation de mieux en mieux connue, est
particulirement proccupante. Rcente flambe d’homophobie dans la presse
camerounaise, harclement des associations au Zimbabwe, projet de loi rpressif
au Nigeria, risque de peine de mort dans de nombreux pays : les sujets
d’inquitude sont multiples.
Pour l’Inter-LGBT, la diplomatie franaise se doit de dfendre les personnes
menaces du fait de leur homosexualit relle ou suppose. La France doit
garantir un meilleur accueil aux demandes de visa des militant-e-s associatifs,
qui doivent pouvoir librement tmoigner des actions qu’ils entreprennent et des
rpressions dont ils sont parfois victimes. Le soutien la lutte contre le VIH
doit tre renforc, et la prvention doit concerner toutes les sexualits.
Au-del des principes gnraux de respect des droits humains, la France doit
enfin porter un message plus spcifique sur les discriminations lies
l’orientation sexuelle ou l’identit de genre.
L’action internationale est le premier domaine d’intervention du/de la
prsident-e de la Rpublique. L’Inter-LGBT entend bien en faire une priorit de
la prochaine mandature, ds mai 2007.
Extrait du bilan de la lgislature publi par
l’Inter-LGBT
L’indiffrence de la France face l’homophobie institutionnelle de
plusieurs pays Africains
En 2005, 11 Camerounais prsums homosexuels ont t
arrts, et 9 d’entre eux ont t librs le 12 juin 2005, aprs plus d’un
an de dtention dans d’ignobles conditions. L’un d’eux, mineur au moment de son
arrestation, est dcd quelques jours plus tard, faute de soins. En
fvrier 2005, ce sont deux autres jeunes hommes qui sont arrts et
condamns un an de prison, tandis qu’Alternatives Cameroun dcouvre
l’existence d’un troisime, emprisonn depuis fin 2004 sans mme avoir t jug.
Tous sont emprisonns au motif de leur homosexualit.
Depuis l’t 2006, l’Inter-LGBT est intervenue tous les niveaux, auprs du
ministre des Affaires trangres et de l’lyse. Mais de l’aveu mme d’un
conseiller du Prsident de la Rpublique, cette question n’a pas t aborde par
les diplomates franais lors de la visite en aot du Prsident Paul Biya
Paris. Le ministre des Affaires trangres, Philippe Douste-Blazy, n’a jamais
daign s’intresser cette situation, et la France est reste muette quant la
situation des perscutions subies par les homosexuels au Cameroun, malgr les
informations transmises par l’Inter-LGBT. [Note : depuis la publication de ce
bilan, tous les trois ont t librs, en partie grce la collecte organise
par l’Inter-LGBT.]
Cette passivit fait tristement cho l’accueil en grandes pompes Paris du
Sommet France-Afrique en mars 2003. Le prsident du Zimbabwe, Robert
Mugabe, avait notamment t reu par le Prsident de la Rpublique, malgr une
interdiction de sjour sur le sol europen en raison de ses atteintes rptes
et dlibres aux droits humains. Robert Mugabe s’tait entre autres illustr
pour de nombreux appels la haine homophobe, ce qui n’a jamais mis mal les
relations diplomatiques entre la France et son pays.
Le Nigeria s’apprte adopter une lgislation portant
gravement atteinte aux droits humains des personnes homosexuelles
La France doit exprimer sa rprobation
Un projet de loi intitul Same Sex Marriage (Prohibition) Act
est actuellement en discussion au Nigeria. Au-del de la pnalisation, pouvant
aller jusqu’ 5 annes d’emprisonnement, de toute participation, quelque degr
que ce soit, un mariage entre personnes du mme sexe, ce projet
porte atteinte trs directement des droits civils et politiques fondamentaux.
Il est ainsi envisag de pnaliser la reprsentation positive ou la dfense des
personnes homosexuelles. De mme, pourrait tre poursuivie toute personne
implique dans la mise en place d’un club, d’une socit, d’une organisation,
d’une rencontre ou d’une manifestation caractre homosexuelle.
Ce projet de loi a dj suscit nombre de ractions dans le monde. En
fvrier 2006, le Dpartement d’tat amricain a condamn publiquement ce
projet lgislatif. Le 23 fvrier dernier, quatre experts indpendants
auprs des Nations Unies l’ont galement fait.
Alors que ce projet risque d’tre dfinitivement vot d’un jour l’autre,
l’Inter-LGBT et Solidarit Internationale LGBT, dans un courrier qu’elles lui
ont adress le 8 mars 2007, ont demand au prsident de la Rpublique
d’exprimer sa rprobation et son inquitude. L’Inter-LGBT et Solidarit
Internationale LGBT esprent que la France sorte enfin du silence qui est le
sien lorsque les droits des personnes LGBT sont bafous dans une partie du
monde.
[Communiqu de presse du 9 mars
2007]


