France – Le Haut Conseil de la population et de la famille pour des interventions en milieu scolaire contre l’homophobie : Le Haut Conseil de la population et de la famille (HCPF), organisme consultatif chargé d’éclairer le Président de la République et le gouvernement dans son domaine de compétence, a préconisé, dans son rapport qui vient d’être rendu public, une mobilisation des écoles et des généralistes pour un meilleur accès à la contraception et une meilleure information aux jeunes, élargie «aux violences sexistes et à l’homophobie». Dans un communiqué, SOS Homophobie qui effectue depuis plusieurs années des interventions en milieu scolaire (IMS) contre l’homophobie grâce à sa commission IMS, rappelle qu’avec d’autres associations ils demandent à être agrées par les rectorats afin de pouvoir effectuer de telles interventions. «Or force est de constater que de nombreux rectorats et chefs d’établissements, malgré les circulaires existantes visant à lutter contre l’homophobie, refusent les agréments par mauvaise volonté et manque de courage, se retranchant souvent derrière l’argument qu’aucun des élèves ou très peu seraient concernés par ce problème ou sous prétexte que cela pourrait choquer certains parents» déplore l’association. Suite à cette recommandation du HCPF, SOS homophobie demande donc au Président de la République de «donner suite à ce rapport, d’une part en incluant la lutte contre l’homophobie dans les programmes de la formation initiale et continue des personnels de l’éducation nationale au même titre que la lutte contre les autres discriminations notamment racistes ou antisémites, et d’autre part, en faisant en sorte que les autorités académiques et nationales en charge de l’agrément des associations complémentaires de l’enseignement reçoivent des instructions pour évaluer sans a priori et en toute neutralité les demandes des associations susceptibles d’intervenir en milieu scolaire pour travailler sur les représentations homophobes». Le communiqué complet de SOS Homophobie : Ici. Ligne d’écoute anonyme : 0810 108 135 ou 01 48 06 42 41
Europe – Le réseau RAINBOWROSE reconnu « organisation observatrice » du PSE : Le vendredi 8 décembre à Porto, les délégués du Congrès du Parti socialiste européen (PSE) ont adopté à l’unanimité la résolution présentée par la présidence, portant sur la reconnaissance du réseau RAINBOWROSE comme «organisation observatrice» du PSE. Dans un communiqué, Homosexualités Et Socialisme rappelle que le réseau RAINBOWROSE a été créé à l’occasion de la conférence organisée par HES, le 28 octobre 2005, à Paris, en présence de la députée européenne et secrétaire nationale du Parti socialiste, Adeline HAZAN. Il rassemble les associations et les commissions LGBT des partis socialistes, sociaux-démocrates ou travaillistes de 18 pays européens. Par ailleurs, HES a participé à la conférence sur les questions LGBT qui a eu lieu vendredi à Porto autour d’une trentaine de participants, dont trois parlementaires. «HES se félicite de la reconnaissance de ce réseau qui permet, à présent, d’avancer clairement au sein du PSE en faveur des droits pour les personnes LGBT en Europe» déclare encore les militants LGBT socialistes dans leur communiqué. Le communiqué complet de HES : Ici.
France – La HALDE saisie à nouveau sur la question de l’accès aux soins des étrangers : Dans un communiqué, l’Observatoire du droit à la santé des étrangers (ODSE) qui réunit plusieurs associations (ACT UP-Paris, AFVS, AIDES, ARCAT, CATRED, CIMADE, COMEDE, CRETEIL SOLIDARITE, MEDECINS DU MONDE, MRAP, SOLIDARITE SIDA) rappelle qu’une récente enquête publiée par Médecins du monde a montré que 40% des praticiens consultés refusent de soigner des malades bénéficiaires de l’aide médicale d’état. «Les codes de déontologie et de santé publique sont sans ambiguïté : rien ne peut justifier de telles discriminations» estime l’observatoire qui demande à la HALDE de condamner ces refus de soins et d’étendre ses recommandations en faveur de l’ensemble des plus démunis. Déjà la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) a récemment déploré le caractère discriminatoire des refus de soins opposés à des bénéficiaires de la Couverture maladie universelle (CMU) destinée aux personnes démunies, françaises ou étrangères en situation régulière. Comme les principes fondamentaux régissant l’AME et la CMU sont les mêmes, l’Observatoire du droit à la santé des étrangers (ODSE) entend que la HALDE condamne également ces refus de soins et étende ses recommandations en faveur de l’ensemble des plus démunis. «De telles pratiques ne sauraient être justifiées par les blocages administratifs ou les lenteurs de remboursement, ni même par la liberté des praticiens à choisir leurs patients» estiment les associations qui réaffirment la vocation sociale du système de santé dans leurs exigences : le dispositif de l’AME doit être intégré à la CMU ; en attendant, le bénéfice de la carte vitale doit être étendu aux bénéficiaires de l’AME ; Le Ministre de la Santé et les caisses d’assurance maladie doivent intervenir en ce sens pour neutraliser les différences de traitement et les obstacles administratifs aux remboursements des médecins ; la stigmatisation doit cesser à l’égard des plus démunis et enfin le Conseil national de l’ordre des médecins, celui des chirurgiens-dentistes et celui des pharmaciens doivent de leur côté rappeler de manière encore plus déterminée aux praticiens leurs obligations légales et déontologiques à l’égard des bénéficiaires de l’AME comme vis-à-vis de l’ensemble des malades. Le communiqué complet de l’ODSE : Ici.


