Alors qu’avant-hier les six mineurs agresseurs du jeune marseillais ont écopé de peines de prison ferme, le seul majeur ayant comparu hier devant le tribunal correctionnel de Marseille a écopé d’une peine de trois années de prison dont un an ferme.
David Gros, jeune gay marseillais, avait été sauvagement attaqué dans la nuit du 13 au 14 août 2004 sur un lieu de drague local. Agé de 26 ans à l’époque des faits, la victime subit toujours les conséquences de son agression.
Partie civile avec la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), l’association SOS Homophobie a obtenu l’euro symbolique de dommages et intérêts de la part des mineurs et 500 euros de dommages et intérêts comme la LDH concernant le condamné majeur.
L’association d’assistance aux victimes d’homophobie prend note de ces deux verdicts entourant l’agression de David Gros : «Le procès des agresseurs de David Gros, passé à tabac parce que homosexuel en 2004 à Marseille, vient de s’achever. Toutes les personnes impliquées, que ce soit en tant que mineurs ou majeurs au moment des faits, ont été condamnées à des peines de prison ferme. SOS homophobie, partie civile dans ce procès, espère que ce jugement permettra à la victime de se reconstruire mais déplore que les agresseurs n’aient toujours pas pris conscience de leurs actes et réclame qu’une véritable politique de prévention contre l’homophobie à l’école soit enfin mise en place.».
Au-delà de l’agression de David Gros, topique de ce à quoi l’homophobie peut conduire dans tout ce que cela a de violent, haineux, dégradant et permissif, SOS Homophonie entend «Au regard de la consternante indifférence témoignée par les jeunes agresseurs lors de leur procès, SOS homophobie ne peut que réclamer une fois encore que soit enfin mise en oeuvre une vraie politique de sensibilisation contre l’homophobie à l’école mais aussi au niveau des structures de réinsertion des jeunes délinquants condamnés pour homophobie.».
Si la répression des actes homophobes est devenue une donnée pénale réelle et salutaire, la prévention de ce type de délit lié aux comportements ne peut faire l’économie d’actions pédagogiques visant à mieux faire connaître le fait homosexuel, d’une part, et à expliquer, d’autre part, en quoi l’homophobie est un comportement socialement, moralement et légalement répréhensible et qui doit être combattu.
Sur ce terrain, c’est à l’Education Nationale de donner l’exemple et sur le sujet on ne peut pas dire que la volonté politique soit là, les associations se voyant en grande partie refuser les agréments administratifs pour intervenir en milieu scolaire.
EN SAVOIR PLUS
Peines de prison ferme pour les agresseurs mineurs de David Gros
Le communiqué complet de SOS Homophobie : Ici
Le site de SOS Homophobie : Ici


