Des démocrates de la Chambre des représentants ont adressé une lettre ouverte à l’administration Bush suite au soutient des Etats-Unis à une proposition iranienne ayant fait échouer la demande de représentation au Conseil économique et social de l’ONU de l’International Lesbian and Gay Association (ILGA) basée à Bruxelles, et du groupe gay danois Landsforeningen for Bosser og Lesbiske (LBL).
Comme 3000 autres organisations non gouvernementales, l’ILGA et la LBL entendaient obtenir le sésame pour pouvoir opérer leurs opérations de lobbying à destination des membres et représentants siégeant à l’ONU. Le mois dernier, les Etats-Unis se sont joints à l’Iran et au Soudan notamment, deux pays faisant partis de « l’axe du mal » selon la phraséologie américaine, pour empêcher que ces associations homosexuelles puissent exercer leurs activités militantes au sein de l’ONU.
Aussi, après la condamnation de nombreuses associations de défense des droits de l’Homme et d’associations LGBT, une quarantaine de représentants démocrates viennent de demander à Condoleezza Rice que les Etats-Unis reviennent sur leur position et soutiennent les demandes en cours d’examen de trois autres organisations gays.
Pour les signataires, ce vote américain approuvant la proposition iranienne est dénoncé fermement : « les Etats-Unis se sont associés avec certains des régimes les plus accablants du monde, parmi eux la Chine, Cuba, le Soudan et le Zimbabwe », cela illustre « une contradiction condamnable » au regard de la défense des minorités sexuelles.
A l’initiative de la Nouvelle Zélande, un appel cosigné par un nombre important de pays a été adressé au Président de la Commission des Droits de l’Homme à l’ONU lors de la dernière cession achevée au printemps dernier pour l’adoption d’une résolution s’opposant aux discriminations et aux violences liées à l’orientation sexuelle. Cet appel a été vain. La Commission avait entamé l’examen d’une résolution, présentée par le Brésil, intitulée « Droits de l’homme et orientation sexuelle » (E/CN4/2003/L92). La résolution n’avait pas été adoptée en 2003 et 2004 lors des précédentes sessions ni à celle de l’année 2005.
La question de la représentation des associations LGBT au sein des organisations consultatives n’est pas propre à l’ONU. En France, les associations s’étaient émues sur le fait que le comité consultatif chargé de donner des avis à la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) ne comportait aucune association LGBT. Un signe récent et encourageant toutefois est la participation annoncée de L’Autre Cercle au collectif «Égalité des chances, Grande cause nationale 2006», participation à la demande expresse d’Azouz Begag, ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances.
EN SAVOIR PLUS
Les Etats-Unis soutiennent l’Iran et le Soudan dans leur refus de donner la parole aux Gay
Le site de l’ILGA : www.ilga.org
Le site de LBL : www.lbl.dk


