Une enquête CSA réalisée pour Le Parisien et Le Nouvel Observateur, montre que le premier élu de la capitale traverse une zone de turbulence, à relativiser toutefois puisque 60% des personnes interrogées se déclarent satisfaites de l’action de Bertrand Delanoë à la tête de la capitale.
Ils étaient 78% en 2003, mais le capital sympathie (68% de bonne opinion sur sa personne) et le résultat de l’enquête satisfaction du premier élu parisien demeure très élevé après avoir dépassé son mi-mandat.
A l’opposé, 39% se déclarent insatisfaits, contre 20% lors du sondage de février 2003, qui avait été effectué quelques mois après l’agression dont avait été victime le maire de Paris lors de la Nuit Blanche.
Sur les causes du mécontentement, elles sont connues et ne traduisent aucune surprise : prix du logement, problèmes d’accès aux logements sociaux, stationnement, pollution et circulation automobile. A contrario, les parisiens plébiscitent la gestion du Maire sur les thèmes suivants : animation festive, transports en commun, espaces verts, sécurité et pistes cyclables.
Le problème principal du logement à Paris risque de coûter des voix à Bertrand Delanoë lors des prochaines échéances électorales. Alors qu’une partie de son électorat fuit la capitale, faute de pouvoir se loger, la cote de ses challengers de l’opposition n’est pas négligeable, Françoise de Panafieu en tête avec 62% de « bonne opinion ». La maire d’arrondissement UMP ne semble pas subir les contrecoups d’un sondage agiographique qui aurait été commandité par un des ses proches, niant dans un premier temps puis essayant d’éteindre l’incendie qui se propageait dans son camp. Elle ne subit pas non plus les conséquences de ses basses attaques, basées sur des chiffres erronés, formulées sur la politique de la ville en matière de lutte contre les discriminations homophobes.
Toutefois, à la question « qui préféreriez-vous aujourd’hui comme maire de Paris ? », Bertrand Delanoë s’impose avec 49% contre 35% pour Françoise de Panafieu suivie par Bernard Debré (29%), Pierre Lellouche (26%), Jean Tiberi (26%) et Claude Goasguen (20%).
Ainsi, si l’homme est plébiscité, sa politique commence à subir la contestation alors qu’aucun grand chantier, hors celui de l’achèvement du tramway, ou grande réforme, ne devrait marquer la fin de la mandature.
EN SAVOIR PLUS
Le dossier consacré au sondage sur le site du Parisien : www.leparisien.fr
Le site de la Mairie de Paris : www.paris.fr


