Les juridictions pénales françaises sont exemplaires quand il s’agit de sanctionner des actes et violences avec la circonstance aggravante d’homophobie.
Mercredi, un ancien CRS reconnu coupable d’avoir adressé des lettres racistes et homophobes à une trentaine de ses collègues. Parce qu’il s’estimait injustement apprécié par sa hiérarchie, Azedine Sebiane, 36 ans, avait adressé au domicile d’une trentaine de ses collègues en août 2004 des courriers racistes, homophobes ou attentatoires à leur vie privée. Le tribunal correctionnel de Metz l’a condamné à cinq ans de prison, dont quatre ferme. Figurait notamment dans les missives une liste de noms, d’«individus» jugés «indignes d’appartenir au corps des CRS» avec comme mentions jointes aux noms «Plus de bougnoules, de négros, de juifs et de PD chez les CRS» ou encore «Porter la même tenue que nous ne fait pas de toi l’un des nôtres».
Se disant lui-même victime d’acte racistes dans le cadre de ses fonctions sans toutefois avoir pu en apporter la preuve, Azedine Sebiane n’a pas convaincu le jury et le parquet. il a également été condamné à verser des dommages et intérêts aux victimes et à un syndicat de police, partie civile au procès.
Hier, ce fut au tour du tribunal correctionnel de Marmande d’infliger des peines de prisons ferme pour des violences commises en réunion à l’encontre d’un homosexuel. L’auteur principal des faits, poursuivi pour « violences aggravées », a été condamné à 18 mois de prison dont 12 avec sursis, ses coaccusés étant condamnés à 12 mois avec sursis. Les trois hommes ont en outre été condamnés à une « obligation de soins »a été infligée à ses deux complices. Les trois hommes ont été condamnés en outre à une « obligation de soins »


