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Lybie : le sort des soignantEs sera scellé demain

Le régime de Kadhafi connaît son affaire de sang contaminé mais le chapeau ne sera pas porté par les autorités sanitaires de l’état Lybien. Cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien, accusés de leur avoir sciemment injecté le virus, mais qui clament leur innocence depuis 1999, risquent la peine capitale alors que la Haute cour de justice libyenne, à la botte du régime comme dans toute «bonne» dictature, doit se prononcer demain dans cette affaire.

A l’origine, 431 enfants ont été contaminés dans un hôpital de Benghazi, la deuxième ville du pays, 51 étant décédés à ce jour. Les mauvaises conditions sanitaires sont pointés du doigt par nombres de spécialistes, y compris par Luc Montagnier, codécouvreur du VIH qui avait pourtant été mandaté par le régime libyen lui-même, mais le régime autoritaire du colonel préfère avancer une opération de la CIA ou du Mossad avant d’incriminer les soignantEs étrangers.

Les infirmières bulgares et le médecin palestinien ont été condamnés le 6 mai 2004 alors que les libyens également poursuivis ont été acquittés. La défense et les organisations des droits de l’Homme dénoncent les conditions de détention et les aveux qui ont été arrachés sous la torture par les militaires.

En attendant de savoir si la peine capitale est confirmée par la cour suprême, que l’audience soit reportée ou qu’une nouvelle enquête soit ordonnée, la communauté internationale continue à se mobiliser, en ordre dispersé eu égard aux intérêts géopolitiques divergents avec la Libye. Tant l’Union Européenne, que les Etats-Unis, partenaires et alliés de la Bulgarie, soutiennent les accuséEs tout en ménageant la Libye, productrice de pétrole.

La chanteuse française d’origine bulgare Sylvie Vartan a lancé un appel de soutient aux acuséEs, estimant qu’il « faut libérer ces gens. Il faut au moins leur accorder un procès équitable. Un des avocats de la défense m’a mis au courant il y a dix jours et le sort de ces gens m’a beaucoup touché ».

Pour l’heure, Tripoli souffle le chaud et le froid selon les interlocuteurs, avançant de possibles compensations financières aux familles pour empêcher les condamnations mais qui reviendraient à reconnaître une culpabilité des accusés ou bien encore dans les arcanes diplomatiques un effacement d’une partie de la dette libyenne, tractation niée officiellement mais pourtant en cours.

En attendant, les accuséEs sont emprisonnés depuis 1999, les femmes bénéficiant à l’heure actuelle d’un régime plus « souple » alors que le médecin palestinien subirait un régime sévère.

EN SAVOIR PLUS

Pour signer la pétition de soutient : Ici

Sida : Peines de mort requises en Lybie




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