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Texte haineux et homophobe d’un prêtre du diocèse de Paris

Sous couvert de vouloir oser « parler des dogmes du prosélytisme homosexuel », un prêtre du diocèse de Paris, Philippe de Kergorlay, fait la liste de tous les poncifs utilisés par une frange réactionnaire de l’Eglise catholique pour accuser de tous les maux les homosexuelLEs.

Le site Internet de la fondation de Service politique qui se présente comme un « centre de recherche et de communication (…), laboratoire d’idées, né du besoin d’éclairer les grands débats contemporains à la lumière de l’enseignement de l’Eglise », publie le texte du Père Kergorlay. Comme d’autres en politique, à l’extrême droite de l’échiquier, le prêtre se pose en victime de « communautés homosexuelles » qui disposent de « relais médiatiques et financiers » ce qui aurait pour effet d’empêcher toute critique juste et raisonnée bien sûr. Evidement, par son écrit, le Père Kergorlay vient réveiller les consciences manipulées par ces « communautés homosexuelles », auteurs, sans doute, d’un complot homo maçonnique qui ne vise qu’à saper les fondements de la religion et de la société SIC

Philippe de Kergorlay souhaite donc lutter contre le « caractère ostentatoire des campagnes contre « l’homophobie » » qui, à ses yeux, « veut surtout promouvoir l’homosexualité de manière militante ». Après avoir repris le cas de l’affichage du salon Rainbow Attitude, refusé dans un premier temps par la régie des transports parisiens puis finalement acceptée après l’intervention de la HALDE, le Père Kergorlay dénonce la campagne de rentrée de Aides qui « sous couvert de lutte contre le Sida, à faire publier dans des journaux gratuits ou d’information (Zurban) une photo d’homme nu avec un pénis en érection, symbole sans doute de liberté sexuelle complète. Et tout cela sans rencontrer jusqu’à présent de résistances sérieuses. ».

Aussi, et pour être en accord avec ce prêtre « il est temps de parler » et il ne s’en prive pas : « Ces différents exemples sont l’expression d’un détournement de la loi contre les discriminations au profit d’un véritable prosélytisme homosexuel. La lutte contre les discriminations ne passe pas par l’impudeur : plus d’une personne homosexuelle se sent choquée par l’exhibitionnisme de ces actions militantes. La lutte contre les discriminations ne passe pas par la morgue et l’arrogance des slogans et des images. La lutte contre les discriminations ne passe pas par le mépris des conventions sociales, des enfants, des familles, des personnes fragiles, dont on se plaît à heurter la sensibilité et l’affectivité. La lutte contre les discriminations ne passe pas par l’intimidation, les pressions, la violence physique et verbale (voir ce qui s’est passé en juin dernier à Notre-Dame de Paris) et la dérision (voir les Gay Pride) envers l’adversaire. La lutte contre les discriminations commence par le respect. ».

Philippe de Kergorlay souhaite ainsi « pouvoir dire que l’homosexualité est un comportement à risque, et pose de sérieux problèmes » : le taux de suicide chez les homosexuels qui serait dû au mal être des lesbiennes et de gays, preuve s’il en est du caractère déviant ou anormal de cette orientation sexuelle ; les pratiques liées au « bearbacking » (NDLR : L’auteur serait-il barbu ou a-t-il une dent contre les ours ?) comme preuve que « Beaucoup de personnes homosexuelle ne vivent pas leur orientation sexuelle comme un choix, mais comme une compulsion qui blesse leur liberté » et qu’il faudrait ainsi aider ces pauvres hères à « s’en sortir ».

Au final, « L’homosexualité est une négation de la sexualité elle-même. Il n’y a sexe que là où il y a différence sexuelle reconnue dans les principes et dans les comportements. Par définition, les sexes masculin et féminin sont relatifs l’un à l’autre. Les lobbies homosexuels, en prônant l’usage et la reconnaissance sociale de l’homosexualité, font de chaque sexe un absolu et détournent la sexualité humaine de son sens – son orientation, comme sa signification : manifester, entre autres, que l’amour ne peut jamais s’enfermer dans le narcissisme mais est toujours tourné vers l’autre. ».

Au moins, on aura compris, le Père Kergorlay nous aime, nous, anormaux, déviants qu’il peut aider, envers et contre tous, alors que nos pulsions bestiales et notre visibilité participent à un complot visant à heurter les fondements de la société et causent des dommages irréversibles à nos chères têtes blondes qui risqueraient de tomber du côté obscur de l’homosexualité, force du mal ourdie par un groupe secret aux contours flous. Nous sommes sauvéEs !

EN SAVOIR PLUS

Le texte du Père Kergorlay : www.libertepolitique.com




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