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21 avril 2005 : <I>Habent matrimonium in Espana</I> !

Et oui, la chambre basse d’Espagne, l’équivalent de notre assemblée nationale a adopté le 21 avril 2005 une loi permettant aux gays et lesbiennes vivant en Espagne de pouvoir s’unir, de régler leur succession et d’adopter. L’Espagne devient ainsi le premier pays européen à accorder autant de droits aux gays et lesbiennes, et l’élargissement de la notion de couple résonne joliment aux oreilles de Doc ad Hoc. Et si José Luis Zapatero devenait une icône queer ? On peut effectivement émettre cette hypothèse puisque le leader socialiste et néanmoins Premier Ministre a décidé de s’intéresser au statut des transgenres.

Doc le réaffirme, deux jours après le habemus papam, l’Espagne donne de l’espoir à toutes celles et ceux qui pensaient que dans les pays méditerranéens, la cause des minorités sexuelles ne pouvaient être entendue. Mais restons vigilants, l’Eglise catholique a choisi un pape conservateur, le cardinal Ratzinger s’étant toujours opposé à toute ouverture de l’Eglise sur les questions de société (contre l’avortement et bien sûr contre la reconnaissance des couples homosexuels). On peut donc craindre que Benoît XVI ne trouve parmi les autres fondamentalistes religieux des alliés de circonstance contre le droit de choisir.

Et ce mois d’avril 2005, certains députes français, eux, se sont une nouvelle fois distingués par leur homophobie. Tels des émules voire des épigones de Vanneste, Richard Mallié et Jean-Marc Nesme, tous deux députés de l’UMP (Union des Mal Polis ;o) ) se sont déchaînés contre un amendement permettant à une personne célibataire homosexuelle de pouvoir adopter.

Doc n’aura de cesse de le rappeler, à partir du moment où les représentants élus de la République ne seront pas sanctionnés pour de tels propos, l’homophobie sera socialement légitime. Et doit-on le rappeler ? L’homophobie comme n’importe quelle autre discrimination engendre vexations, violences, voire mort.

Dans ces cas-là on ne peut que saluer le jugement du tribunal d’Isère qui a puni de peines d’emprisonnement les auteurs d’un homicide homophobe. On peut aussi reconnaître que le Président de la République a fait état de la déportation homosexuelle durant la Seconde Guerre mondiale même si on attend concrètement des prises de positions plus « engagées ».

Un mois d’avril où nous n’avons pu nous découvrir d’un fil. mais qui vient là ? Le joli de mois mai où chacun fait ce qu’il lui plaît.

EN SAVOIR PLUS

Les anciens Billets d’Humeur de la Doc’ :
Se souvenir pour ne plus avoir à se taire
Quelques flocons de douceur dans un monde de brutes
« Queer », « norme » : qu’est ce que c’est que ça ?




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