Aprs un mga succs sur la scne de l’Olympia et une tourne qui n’enfinit plus, Rachid Taha trouve toujours l’nergie de se consacrer ceux qui le touchent et l’meuvent. Il sera donc sur la scne de l’Elyse Montmartre, le 7 avril prochain, pour un concert intitul « Libert de Circulation ». Organis au profit du Gisti (Groupe d’Information et de soutien des travailleurs immigrs), il runira un plateau incroyable, cosmopolite et htro (mais pas seulement) clite (?!), savoir Blankass, Dominique A, Fabe, Femmouzes T, La Fonky Family, KDD, Little Rabbits, Louise Attaque, Miossec, Noir Dsir, l’Orchestre National de Barbs, Pierpoljak, Les Rita Mitsouko, Teri Mose, les Ttes raides, entre autres. En attendant cette soire, nous avons rencontr Rachid sa sortie de scne de l’Olympia. Quelques mots rapides.
OUT : Pourquoi, d’aprs toi, les jeunes issus de l’immigration sont-ils attachs aux musiques traditionnelles ?
Rachid Taha : Les jeunes d’origine maghrbine en France sont comme tous les jeunes du monde, ils coutent les mmes musiques : du hip hop, du rock, du reggae. Mais un moment donn, ils s’intressent plus la musique de leurs parents pour combler un vide. Pour ceux de ma gnration, il y avait encore beaucoup de promiscuit avec les parents. On entendait parler du bled et du mythe du retour. Tandis qu’aujourd’hui, c’est beaucoup moins frquent. Ils essaient donc de trouver un palliatif tout a, Et la musique fait partie de cette recherche. moi, je voudrais que ce soit plus une richesse qu’une division.
OUT : Le succs de « Ya rayah » est symbolique de cette richesse ?
R.T : Oui, en plus quel meilleur hommage que d’interprter un artiste qu’on aime beaucoup et de le faire connatre dans le monde entier (L’auteur et premier interprte de ce titre est un immense chanteur algrien : Dahmane El Harrachi)
OUT : Tu as aussi beaucoup voyag musicalement ?
R.T : Tout a est li mon enfance. Je trouve que l’Afrique du Nord ressemble beaucoup au Mexique, mme dans l’apparence des gens, le chapeau, le teint, la moustache, la trompette. D’ailleurs, j’ai appris rcemment que la musique Mariachi venait de Naples, qui elle-mme fait face au Maghreb.
OUT : Tu n’as jamais t tent par le rap ?
R.T : Oui et non. Dans mes albums, il y a des influences, mais a reste des influences. Je n’ai pas envie de prendre un certain style et de ma l’approprier.
OUT : Est-ce que les algriens peuvent acheter tes disques ?
R.T : Ah oui, c’est clair. Il y a aussi pleins de cassettes pirates. Et sur le plan musical, il se passe pleins de choses, un vrai renouvellement avec l’apparition de DJ hardcore, de la techno… comme en Europe ! Malgr tout ce qui se passe, il y a une soif de crer impressionnante !.
« Libert de Circulation », mercredi 7 avril, l’Elyse Montmartre – Boulevard de Rochechouart 75018 Paris – Renseignement : 0803 808 803
