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Les tests de dépistage rapide du Sida en expérimentation


Avant une probable extension de la méthode, 1000 personnes devraient être dépistées via des tests sanguins capillaires par des intervenants de Aides dans des locaux de l'association...
Sida, Prévention, Dépistage, Aides, ANRS



En conférence de presse, mercredi 19 novembre, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot-Narquin, Jean-François Delfraissy, Directeur de l'ANRS, Françoise Barré-Sinoussi, Présidente du Conseil scientifique de l'ANRS et récente lauréate du Prix Nobel de médecine, Bruno Spire, Président de Aides et le Professeur Yazdan Yazdanpanah, en charge du projet, ont présenté l'expérimentation de tests de dépistage rapide (TDR) du Sida qui permettront, en trente minute après un simple prélèvement de sang au niveau du doigt, de connaître le statut sérologique des personnes ainsi dépistées.

Contrairement aux tests salivaires, cet outil de dépistage, via un recueil d'une goute de sang à l'extrémité d'un doigt, a une fiabilité équivalente aux tests classiques. Il doit être effectué, pour être certain, après un délai de trois mois après une éventuelle exposition au VIH. L'originalité et la spécificité de l'expérimentation présentée réside davantage encore dans le lieu de dépistage et le personnel assurant ces actes : des bénévoles de Aides, spécialement formés, qui opéreront dans les locaux de l'association à Montpellier, puis Lille dès février 2009, Bordeaux (avril 2009) et Paris au deuxième semestre 2009.

Jean-François Delfraissy, Directeur de l'ANRS a rappelé le contexte global : «Malgré les efforts, les diagnostics demeurent tardifs et la prévalence au VIH est toujours trop importante, notamment chez les gays». «C'est un échec certain de la prévention» qui appelle à un «changement de paradigme» en faisant des associations des acteurs même de recherche et du dépistage.

Roselyne Bachelot a rappelé que «Cinq millions de tests de dépistage sont effectués par an mais des dizaines de milliers de personnes ignorent leur séropositivité» compliquant la prise en charge thérapeutique à terme et exposant des partenaires. «Plus que le perfectionnement technique des méthodes (...) il faut aller au devant des personnes» souhaite la ministre soulignant que «La communauté homosexuelle est une fois de plus à l'avant-garde» sur le sujet.

Si Act Up, présent, a regretté «l'absence de généralisation et de mise ne place concrète» des TDR, Roselyne Bachelot a assuré qu'«il n'y a pas absence de volonté politique ni de financement». Les TDR sont déjà utilisées en Amérique du Nord, Suisse, Grande-Bretagne, ou encore en Espagne. Leur utilisation dans les pays du Sud est une piste jugée primordiale par Françoise Barré-Sinoussi qui entend sensibiliser les pouvoirs publics locaux et impliquer les associations sur place.

Bruno Spire, président de Aides, a pour sa part, apporté des garanties concernant la formation des bénévoles, tant pour assurer l'anonymat des personnes qui se feraient dépistées par les bénévoles de l'association que par l'expérience de ces militants pour accompagner ceux dont le test se révélerait positif. Le même a salué cette première, concernant «une recherche communautaire, initiée par le milieu associatif et réalisé par lui-même». «Se protéger toute sa vie est très louable mais très difficile» reconnaît-il estimant qu'il ne faut pas «blâmer» les personnes qui s'exposent mais les «accompagner».

Sur le terrain de la prévention, une réunion sur le sujet doit se tenir ce jour à l'ANRS, en présence notamment de représentants de l'OMS, du CDC américain et de Bernard Hirschel, chercheur helvétique dont l'avis en matière de Réduction Des Risques (RDR) avait suscité la polémique.

L'expérimentation se déroulera sur 18 mois. Le Pr. Yazdanpanah estime que 1000 personnes devraient être testées par TDR. En cas de résultat positif, les personnes testées seront orientées pour faire un test traditionnel et assurer le suivi médicalisé.

D'autres études ont lieu en parallèle, notamment sur l'utilisation de TDR dans les services d'urgence ou sur l'usage, avéré ou non, chez les gays d'autotests qui ne sont pas fiables. CitéGAY devrait notamment participer à cette étude via une cohorte issue de son lectorat.

EN SAVOIR PLUS

Le site de l'ANRS : www.anrs.fr.

Le site de Aides : www.aides.org.

Notre Portail Prévention : http://prevention.citegay.com.

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20/11/2008 Themes Prevention G.L.

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