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Magic Hour, Scissor Sisters


Les 4 new-yorkais bariolés reviennent plus forts que jamais avec un album frais et estival, où se mêlent des sons electro, dance et Hip-Hop. En concert au Trianon en octobre 2012!
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2 ans après leur 3ème opus ''Night Work'', sa pochette inoubliable et des tubes tels que ''Fire with Fire'', ''Any Which Way'', ''Sex And Violence''. et l'incroyable ''Invisible Light'' nos quatre soeurs ciseaux sont de retour avec ''Magic Hour'' un disque lumineux et ludique, dédié aux amis et aux instants magiques.

Si vous êtes un tant soit peu clubber et adepte des fameuses party d'Ibiza, vous devez déjà savoir que l'expression ''Magic Hour'' désigne l'instant particulièrement spécial du lever de soleil sur l'océan. Et bien c'est dans cet esprit chill out, comprendre ''sans aucune prise de tête'', que le disque a été créé, devenant ainsi la bande son idéal de votre futur séjour à la playa ou au bord d'une piscine où vous dégusterez un mojito avec un sourire jusqu'aux oreilles.

Alors que depuis le début de leur carrière il y a déjà 11 ans, les Scissor se sont imposés comme groupe-phare dans le domaine de la pop glam-rock décalée, le groupe, au fil de ses albums, a progressivement donné une part plus importante aux sonorités electro et dancefloor.
Si ''Night Work'' avec son concept de discothèque virtuelle, avait déjà un aspect très ''Confession on the DanceFloor'', ''Magic Hour'' lui, semble délaisser encore davantage les sonorités rock déjanté du groupe, si bien qu'il est quelquefois difficile d'y entendre la guitare de Del Marquis par exemple.

Hormis sur des titres comme ''Baby Come Home'', ''San Luis Obispo'', ''Somewhere'' ou encore les ballades ''Year Of Living Dangerously'', et ''The Secret Life Of Letters'', il faut souvent tendre l'oreille pour entendre la guitare, bien plus discrète de Del Marquis, et certains fans pourront peut-être regretter que le côté ''Burlesque Cabaret'' des débuts soit passé à la trappe.

Pourtant on se trouve bien là face à un des meilleurs albums du groupe, qui a bel et bien su renouveller sans pour autant perdre son âme.

Jake Shears et sa bande se sont entourés d'une longue liste de stars, d'auteurs et de producteurs pour mettre au point ce véritable patchwork sonore, qui à l'instar du son des Black Eyed Peas semble totalement tourné vers le son House et electro des années 90. L'album qui pourtant garde une vraie cohérence a été créé comme un gigantesque projet collaboratif auquel ont participé la star montante du Hip-Hop US Azealia Banks, mais aussi Calvin Harris, Stuart Price, Pharrell Williams, Diplo, Alex Rihda, ainsi que le producteur allemand de musique électronique et DJ de BoysNoize.

Pour faire court à l'instar des Black Eyed Peas, les Scissor Sisters nous livrent une galette éperdumment tournée vers les années 90, mais avec un côté ''humain'' en bonus, toujours bon à prendre, avec notamment l'ajout de sons baléariques, tropicaux, voire même des choeurs gospel...



C'est le cas par exemple de ''Baby Come Home''. Ce titre catchy à souhait s'enrichit de choeurs soul et gospel, sur un rythme et des cordes 70's qui ne sont pas sans rappeler le ''Rich Girl'' du duo culte Hall and Oates. La chanson écrite par Jake, parle des longs moments durant lesquels son boyfriend lui a manqué, lorsqu'il partait en tournée... Le titre fait déjà l'objet d'un nouveau clip, le troisième extrait d'un album à peine sorti.

''Keep Your Shoes On'' arrive juste après en un mode très saccadé sur lequel il est impossible de ne pas se déhancher. Une sorte de Hip-Hop progressif, utilisant de gros sons electro, dignes d'une BO de Love Parade... D'ailleurs je prends le pari que ce morceau fera forcément partie de celle des Marches des Fiertés à venir...

''Inevitable'', apparaît ensuite comme un titre disco tout droit sorti de Staying Alive, avec une référence aux Bee-Gees qui n'aura sans doute jamais été aussi évidente... Le titre à la fois dansant et tendre, articulé autour d'un son de piano digne des Korgys ou de Gerry Rafferty, s'enrichit lui de magnifiques choeurs qui lui donnent un côté touchant.

''Only The Horses'' premier single, au clip surréaliste produit par Calvin Harris, se passe presque de commentaires tellement il est efficace avec son refrain, et surtout son gimmick au synthé qui pourrait tout à fait être scandé par les futurs spectateurs des concerts à la place du Pom Pom Pom du Seven nation's army habituel... Un titre frais et pêchu qui lui aussi auraiot pu facilement figurer dans la BO d'une feu Love Parade...

Place à ''Year Of Living Dangerously'', superbe ballade matinée de violons enivrants, hyper romantiques. Le titre romantique par excellence, à écouter en terrasse, le soir en tête avec son amoureux...

La chanson la plus folle et la plus extravagante est signée Ana Matronic, et arrive juste après... ''Let's Have A Kiki'' est LE TUBE imparable de cet album avec un groove déjanté, complètement dans l'esprit deee-light, mais avec une touche trashy en plus... On jurerait entendre Ru-Paul dans les choeurs...! A écouter en priorité...

Shady Love, titre complètement OVNI sur lequel apparaît Azealia Banks, n'avait pas séduit les foules lorsqu'il avait fait l'objet d'un clip (assez raté il faut dire) il y a quelques mois. Il faut bien constater qu'il s'intègre parfaitement à l'album avec son rythme tribal et le flow impressionnant de Jake qui se met pour la première fois au rap, se métamorphosant en Nicky Minaj au masculin. La chanson se mue par moment en titre pop-electro avec des sonorités de jeux électroniques rappelant LMFAO et Black Eyed Peas, tandis que le titre dans sa globalité évoquera l'inénarable ''Short Dick Man'' du groupe 90s ''Twenty Fingers''

La guitare sèche revient au premier plan dans le très insouciant San Luis Obispo, sur lequel on imaginerait bien quelques taitiennes exécuter une jolie chorégraphie...

Retour dans les années 90 avec Self Control, dont le rythme eurodance rappelle sans problème le ''Push The Feeling On'' des Nightcrawlers ou encore le ''Gipsy Woman'' de Crystal Waters. Une fois de plus un tube en puissance!

The ''The Best In Me'', une chanson qui réussit étonnament à marier pop et rythmes tropicaux. Avec l'efficacité d'une lambada, elle propose de chalouper son corps au son d'un merengue , sans pour autant tomber dans les affres du Kitsch...

La chanson laisse la place à ''The Secret Life Of Letters'' formidable ballade sur laquelle la voix de Jake revêt presque l'intensité et la profondeur de la voix de Rufus WainWright. Les choeurs qui s'élèvent en fin de titre et se rejoignent à l'unisson, sont de toute beauté.

SomeWhere s'impose ensuite comme une des pièces maîtresses de l'album, ballade electro-pop plannante à la Pet Shop Boys qu'on aimerait bien sûr fortement fortement voir en single.

L'album se termine sur le très acid FucK Yeah! , emballé dans des nappes de synthé à profusion et des effets très 2Unlimited... Jake continue de nous halluciner avec son flow de malade, sur lequel il sera impossible de ne pas avoir envie d'exécuter n'importe quelle chorégraphie de LMFAO.



En bref si le côté ''troubadour burlesque'' a été un peu laissé de côté sur cet album, les Scissor Sisters livrent ici un album complètement fou, sur lequel ils ont su faire évoluer leur son, sans pour autant se dévouer... Des titres comme ''let's have a Kiki'', ''Keep Your Shoes On'' ou ''Fuck Yeah'' ont déjà la saveur de classiques, déjà prêt à être joués tels quels dans la plupart des dj set autour du monde et dont les gymmick feront forcément l'objet de sample encore dans quelques années.



EN CONCERT LE 14 OCTOBRE AU TRIANON


EN SAVOIR PLUS: http://www.scissorsisters.com/



VIDEO PLUS: ONLY THE HORSES




SHADY LOVE




BABY COME HOME



21/06/2012 Themes Culture Musique TOF

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