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Lundi
28 mars 2011 Communiqué
de presse cosigné par : Actions
Traitements, Act Up Paris, Act Up Sud-ouest, Aides, ALS, Angel 91, ATENA,
Beit-Haverim, Cabiria, Cégom, Chrétiens et sida, Collectifdom, Dessine moi
un mouton, Ensemble pour une santé solidaire, Inter-LGBT, le MAG, le
Planning Familial , Raac-sida, le Refuge, Sidaction, SNEG, Total Respect,
UNALS.
Xavier
Bertrand recule sur le plan de lutte contre le sida et les
IST.
La
France compte près de 7000 nouvelles infections par le virus du sida
chaque année, 40 à 50 000 personnes sont porteuses du VIH/sida sans le
savoir et le nombre d'infections à gonocoque et chlamydia est en
augmentation (1). Ce contexte nécessite une politique de santé publique
ambitieuse.
Publié avec plus d'un an et demi de retard par
Roselyne Bachelot-Narquin, le plan national de lutte contre le VIH et les
infections sexuellement transmissibles (IST) comporte des mesures
importantes, comme la proposition généralisée de dépistage et des actions
ciblées vers les populations plus particulièrement touchées par l'épidémie
du VIH/sida.
Alors que les coûts des actions à mener augmentent,
le ministre de la santé vient d'arbitrer des baisses de financement
pour toutes les associations de lutte contre le VIH et les IST. Ces
baisses, annoncées par la Direction générale de la santé (DGS) vont
jusqu'à 14%. Elles touchent toutes les associations. La DGS va rompre
certains partenariats en cours et précise qu'elle n'envisage plus d'en
conclure de nouveaux.
Ces coupes de budget entraînent des
procédures de licenciement dans les associations, sur des programmes à
destination des populations les plus exposées au risque de transmission.
Au-delà de la prévention, ces restrictions vont aussi compromettre des
actions sociales, d'accès aux soins et aux droits et d'éducation
thérapeutique en direction des personnes vivant avec le VIH ou une
hépatite. Après le scandale du Médiator, on aurait pu penser que Xavier
Bertrand serait attentif aux dispositifs critiques et indépendants pour
l'information thérapeutique pour les personnes vivant avec le VIH/sida ou
une hépatite et pour les personnes co-infectées.
La responsabilité
du gouvernement, et plus particulièrement celle de Xavier Bertrand, est
engagée quant aux conséquences directes et indirectes de cette politique
budgétaire. Ces conséquences s'évalueront en termes de nouvelles
contaminations, d'exclusion et d'échecs thérapeutiques.
Alors
que l'année 2011 est labellisée « année des patients et de leurs droits »
par le ministère de la santé, les personnes vivant avec le VIH vont pâtir
des arbitrages budgétaires de Xavier Bertrand. De plus, le ministère
sous-entend qu'il y aura de nouvelles baisses en 2012.
- 2011 et
2012 seront-t-elles encore des années où le ministère capitulera devant
enjeux de santé publique ? - Xavier Bertrand veut-il signer l'échec du
plan de lutte contre le VIH et les IST ?
Nous
exigeons les moyens indispensables à un travail
efficace.
(1)
Institut de Veille Sanitaire, novembre 2010.
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