Refus de l'expérimentation des salles de consommation à moindre risque
A l'heure où le gouvernement choisit de stigmatiser les populations émigrées et les populations défavorisées, il ajoute à sa triste liste les malades... (ELCS, Sida, Hépatites)
Refus de
l'expérimentation des salles de consommation à moindre risque :
A
l'heure où le gouvernement choisit de stigmatiser les populations émigrées et
les populations défavorisées, il ajoute à sa triste liste les
malades.
Jean-Luc Romero,
président d'Elus Locaux Contre le Sida, déclare trouver incompréhensible la
déclaration de Matignon qui clôt - pour le moment il l'espère - le débat sur
l'expérimentation des salles de consommations à moindre risque et ce contre
l'avis de l'INSERM, de Roselyne Bachelot, ministre de la
santé.
Selon lui, Matignon
se trompe totalement de débat : il n'est pas de se demander si l'on est
pour ou contre les drogues mais bel et bien de prendre en charge ou non des
personnes en situation d'extrême précarité et par là-même d'améliorer ou non la
santé et la sécurité publique. Manifestement, Matignon a préféré l'immobilisme
idéologique à un pragmatisme efficace .
Le président d'ELCS
affirme que ne pas expérimenter ces structures en France relève de l'hypocrisie
la plus complète : en France, on donne des seringues à des usagers de
drogues en leur disant d'aller se piquer on ne sait où, dans la rue ou dans les
halls d'immeuble. On donne des traitements de substitution mais on sait très
bien que certains se les injectent. La mise en place de ces structures
innovantes serait un vrai gain en termes de santé pour les usagers de
drogues mais aussi en termes de sécurité et d'ordre public.
Jean-Luc Romero
rappelle également que les salles de consommation à moindre risque existent déjà
chez nos voisins européens notamment en Espagne, en Suisse, en Allemagne. Les
résultats obtenus sont à chaque fois très bons et les structures totalement
acceptées par les riverains.
Jean-Luc Romero
regrette vivement que Matignon ait choisi une position populiste inefficace et
dangereuse pour la santé et la sécurité publique plutôt qu'une approche humaine
et scientifique, dégagée d'arrières pensées idéologiques. Cette décision
constitue une non-assistance à personne en danger comme ce fut le cas quand la
France a tardé à permettre la vente libre de seringues ce qui entraîna des
milliers de contaminations qu'on aurait pu éviter.
A l'heure où le
gouvernement choisit de stigmatiser les populations émigrées et les populations
défavorisées, il ajoute à sa triste liste les malades.









