En direct de la XVIIIe Conférence internationale sida de Vienne
Roselyne Bachelot annonce la pérennisation du dépistage démédicalisé mais ne convainc pas sur la mise en place de centres de consommation supervisée ! ()
Communiqué
de presse 19
juillet 2010
En direct de la XVIIIe Conférence internationale sida de
Vienne
Roselyne
Bachelot annonce la pérennisation du dépistage démédicalisé mais ne convainc pas
sur la mise en place de centres de consommation
supervisée !
Enfin les choses sont
claires.
Roselyne Bachelot est
la première utilisatrice du dépistage démédicalisé hors protocole de
recherche !
Roselyne Bachelot met
fin à des mois d'hésitations et précise les propos qu'elle tenait hier dans
Libération : oui, le dépistage démédicalisé comme le pratique AIDES
dans le cadre du projet de recherche Com'Test mené avec l'ANRS va être autorisé
par modification réglementaire et sa mise en ouvre concrète sera effective dès
2011 dans 10 villes de France avec des budgets pérennes.
La ministre s'est
faite dépister par un militant de AIDES, elle est ainsi la première personne
utilisatrice du dépistage démédicalisé hors protocole de recherche.
Pour nous c'est un
soulagement et la reconnaissance d'un travail intensif mené depuis plus de 2 ans
pour prouver qu'un autre dépistage est possible.
Car les résultats de
l'expérimentation parlent d'eux-mêmes :
-
Plus
de 90% de haute satisfaction pour les personnes testées,
-
Un
niveau de découverte de séropositivité 10 fois supérieur à celui réalisé en CDAG
-
38%
de personnes dépistées qui n'avaient pas fait de test depuis plus de 2
ans.
Nous avons bien
prouvé, par des résultats concrets, que l'offre démédicalisée de dépistage
correspond à un réel besoin pour des personnes exposées aux risques et qui
trouvent auprès des intervenants de AIDES un conseil adapté à leur situation.
Pour autant, des
zones d'ombre subsistent sur d'autres
aspects de la lutte contre le VIH et les hépatites
virales:
-
La
taxation (droit de timbre (sic)) à l'entrée de l'Aide Médicale d'Etat : un
projet injuste quand on sait que les personnes qui émargent sur l'AME sont
majoritairement sans revenus
-
La
situation en Guyane : toujours pas d'engagement à la hauteur de la
situation d'épidémie généralisée que connaît le
département.
-
La
mise en place des programmes d'échanges de seringues en prison repoussée à une
date ultérieure.
Quant aux salles
d'injection sécurisées, on attend encore des précisions : 2 villes - Paris
& Marseille - seraient partantes pour lancer des centres de consommation
supervisée mais la ministre annonce dans le même temps une nouvelle concertation
après la remise du rapport de l'INSERM.
Le risque étant
qu'une concertation se succède à l'autre. comme un bon moyen de ne rien
faire.
Néanmoins, en direct
de Vienne, la lutte contre le sida avance !
AIDES
14, rue Scandicci - Tour Essor, 93508 Pantin
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