Projet de plan national VIH/sida 2010/2014
La concrétisation de l'inconscience des vrais enjeux de la lutte ou une provocation pour les acteurs de santé ? ()
Communiqué de presse
du 28 juin 2010
Projet de plan
national VIH/sida 2010/2014 :
la concrétisation de
l'inconscience des vrais enjeux de la lutte
ou une provocation
pour les acteurs de santé ?
Jean-Luc Romero,
président d'Elus Locaux Contre le Sida, président du Crips Ile-de-France, membre
du Conseil national du sida, se dit extrêmement déçu quant au projet présenté de
plan national VIH/sida et IST 2010/2014 et qualifie ce document de totalement
insuffisant et passéiste. Selon lui, c'est une occasion ratée de faire vraiment
reculer l'épidémie.
Alors que des mesures
importantes et urgentes propre à permettre une réduction du nombre des
contaminations sont à prendre, notamment sur le dépistage, Jean-Luc Romero
regrette vivement le manque d'ambition de ce plan qui ne tient en aucune manière
compte des vrais enjeux de cette lutte. Les mesures innovantes proposées par les
acteurs de santé associatifs et institutionnels sont ainsi totalement passées
sous silence.
Le président d'Elus
Locaux Contre le Sida appelle à un sursaut politique : en l'état, ce plan
ne permettra en aucune manière de lutter contre le VIH/sida. Au contraire, il ne
fait passer qu'un message : alors que plus de 6.000 de nos concitoyens sont
contaminés chaque année par ce virus obstinément mortel, pour les pouvoirs
publics, le sida n'est plus une priorité de santé
publique.
Au regard du projet de document, la question se pose : ce projet de plan est-il une conséquence concrète de l'inconscience des enjeux de la lutte ou une provocation pour les acteurs de santé ? Quelle que soit la réponse à cette question, la conséquence doit être la même : une réécriture profonde, voire totale, du plan de lutte contre le VIH/sida 2010/2014.









