Communiqué de presse AIDES - Marches des Fiertés LGBT 2010
En 2010, le VIH est toujours là, bien présent au sein de la communauté gay. AIDES investit cet évènement incontournable et festif de la communauté Lesbiennes, Gays, Bis et Trans (LGBT) pour sortir le VIH du silence ! ()
Marche des Fiertés LGBT - 26 juin 2010 à Paris
« Chéri, qu'as-tu fait du virus ? »
En 2010, le VIH est toujours là, bien présent au sein de la communauté gay.
AIDES investit cet évènement incontournable et festif de la communauté Lesbiennes, Gays, Bis et Trans (LGBT) pour sortir le VIH du silence !
C'est une réalité qu'on ne peut plus ignorer. En 2008, 37% des personnes découvrant leur séropositivité appartenaient à la communauté gay[1]. Les résultats de l'enquête PREVAGAY[2] sont éloquents : à Paris, près d'un gay sur six vivrait avec le VIH, et près d'un gay séropositif sur cinq ignorerait être porteur du virus.
Plus que jamais, le VIH est une injustice faite aux gays. Pour un jeune gay, la confrontation au virus est permanente, avec un effort de prévention au long cours qui ne connaît pas d'équivalent. En effet, un jeune gay a 1000 fois plus de risques de rencontrer un partenaire séropositif qu'un jeune hétérosexuel. Il n'est pas question de stigmatiser les comportements : personne ne se protège autant que les gays. Néanmoins, avec une telle prévalence, nous ne sommes toujours pas tous égaux face au VIH.
Et pourtant, certaines choses avancent !
Des programmes de dépistage innovants sont mis en place.
AIDES est convaincue que c'est en multipliant les offres de dépistage qu'on parviendra à toucher le plus grand nombre de personnes au sein de la communauté gay. DRAG'TEST, projet innovant initié par AIDES[3], répond à cette nécessité : proposer une nouvelle offre de dépistage, non médicalisé, réalisé par des militants de AIDES, permettant à chacun de connaître son statut sérologique en à peine deux heures. Ce dépistage rapide permet aussi d'ouvrir un espace de dialogue, sans jugement, permettant à chacun d'échanger librement sur sa sexualité et de s'informer.
Parce qu'on a tout à gagner à connaître son statut sérologique :
Pour soi : Une prise en charge précoce permet au malade de devenir rapidement acteur de sa santé et lui offre plus de chances de vivre le plus longtemps et le plus normalement possible avec le VIH.
Pour ceux qu'on aime : connaître rapidement son statut sérologique permet de réduire le risque de transmettre le virus. Quand on sait, on peut réagir, adopter de nouveaux comportements, prendre les décisions adaptées à sa situation. Depuis sa création, AIDES accompagne les personnes séropositives et leurs proches, sans jugement, en leur donnant les moyens de faire des choix éclairés sur leur façon de vivre la maladie.
En 1990 Daniel Defert, fondateur de AIDES, déclarait dans Gai Pied : « Si on fait de la sexualité protégée une idéologie officielle et non à nouveau l'objet d'un débat sur la sexualité (.), on risque d'imposer un nouveau silence sur la vérité des pratiques sexuelles aujourd'hui. On risque de mauvaises surprises à court terme si on transforme le safer sex en langue de bois militante ».
Il faut sortir des discours dogmatiques et concevoir une approche plus globale de la prévention. Appuyant l'avis du Conseil National du Sida[4] ainsi que celui de France Lert et Gilles Pialoux dans leur rapport sur les nouvelles approches de prévention, AIDES est convaincue que la mise sous traitement antirétroviral réduit fortement le risque de transmission, en rendant indétectable la charge virale du VIH dans l'organisme. Ce rôle préventif du traitement se dégage de façon très nette des études disponibles, constituant une information capitale pour toutes les personnes séroconcernées.
Le silence est l'un des meilleurs alliés du VIH. Pour lutter efficacement, il faut briser ce silence. En dialoguant, en informant, et en offrant un égal accès à tous les outils de prévention, AIDES veut impliquer tous les acteurs concernés par ce combat. A Chacun de choisir ensuite les moyens de prévention qui lui correspondent le mieux, pour vivre sa sexualité dans les meilleures conditions !
Alors, chéri, qu'est-ce que tu as fait du virus ? Tu t'es dépisté ? Tu t'es soigné ?
Pour arrêter de chercher, le mieux et de nous protéger !
PRESERVATIFS - DEPISTAGES - TRAITEMENTS
----------------------------
[1] Caractéristiques des personnes diagnostiquées avec une infection à VIH ou un sida, France, 2008, InVS
2 Enquête InVS-ANRS sur la prévalence de la séropositivité au VIH chez les hommes fréquentant des lieux de convivialité gay à Paris, 2009
3 En partenariat avec l'ANRS
4 Avis du CNS du 30 Avril 2009
Antoine Henry
Chargé de mission relations presse,
AIDES 14, rue Scandicci - Tour Essor, 93508 Pantin
« Chéri, qu'as-tu fait du virus ? »
En 2010, le VIH est toujours là, bien présent au sein de la communauté gay.
AIDES investit cet évènement incontournable et festif de la communauté Lesbiennes, Gays, Bis et Trans (LGBT) pour sortir le VIH du silence !
C'est une réalité qu'on ne peut plus ignorer. En 2008, 37% des personnes découvrant leur séropositivité appartenaient à la communauté gay[1]. Les résultats de l'enquête PREVAGAY[2] sont éloquents : à Paris, près d'un gay sur six vivrait avec le VIH, et près d'un gay séropositif sur cinq ignorerait être porteur du virus.
Plus que jamais, le VIH est une injustice faite aux gays. Pour un jeune gay, la confrontation au virus est permanente, avec un effort de prévention au long cours qui ne connaît pas d'équivalent. En effet, un jeune gay a 1000 fois plus de risques de rencontrer un partenaire séropositif qu'un jeune hétérosexuel. Il n'est pas question de stigmatiser les comportements : personne ne se protège autant que les gays. Néanmoins, avec une telle prévalence, nous ne sommes toujours pas tous égaux face au VIH.
Et pourtant, certaines choses avancent !
Des programmes de dépistage innovants sont mis en place.
AIDES est convaincue que c'est en multipliant les offres de dépistage qu'on parviendra à toucher le plus grand nombre de personnes au sein de la communauté gay. DRAG'TEST, projet innovant initié par AIDES[3], répond à cette nécessité : proposer une nouvelle offre de dépistage, non médicalisé, réalisé par des militants de AIDES, permettant à chacun de connaître son statut sérologique en à peine deux heures. Ce dépistage rapide permet aussi d'ouvrir un espace de dialogue, sans jugement, permettant à chacun d'échanger librement sur sa sexualité et de s'informer.
Parce qu'on a tout à gagner à connaître son statut sérologique :
Pour soi : Une prise en charge précoce permet au malade de devenir rapidement acteur de sa santé et lui offre plus de chances de vivre le plus longtemps et le plus normalement possible avec le VIH.
Pour ceux qu'on aime : connaître rapidement son statut sérologique permet de réduire le risque de transmettre le virus. Quand on sait, on peut réagir, adopter de nouveaux comportements, prendre les décisions adaptées à sa situation. Depuis sa création, AIDES accompagne les personnes séropositives et leurs proches, sans jugement, en leur donnant les moyens de faire des choix éclairés sur leur façon de vivre la maladie.
En 1990 Daniel Defert, fondateur de AIDES, déclarait dans Gai Pied : « Si on fait de la sexualité protégée une idéologie officielle et non à nouveau l'objet d'un débat sur la sexualité (.), on risque d'imposer un nouveau silence sur la vérité des pratiques sexuelles aujourd'hui. On risque de mauvaises surprises à court terme si on transforme le safer sex en langue de bois militante ».
Il faut sortir des discours dogmatiques et concevoir une approche plus globale de la prévention. Appuyant l'avis du Conseil National du Sida[4] ainsi que celui de France Lert et Gilles Pialoux dans leur rapport sur les nouvelles approches de prévention, AIDES est convaincue que la mise sous traitement antirétroviral réduit fortement le risque de transmission, en rendant indétectable la charge virale du VIH dans l'organisme. Ce rôle préventif du traitement se dégage de façon très nette des études disponibles, constituant une information capitale pour toutes les personnes séroconcernées.
Le silence est l'un des meilleurs alliés du VIH. Pour lutter efficacement, il faut briser ce silence. En dialoguant, en informant, et en offrant un égal accès à tous les outils de prévention, AIDES veut impliquer tous les acteurs concernés par ce combat. A Chacun de choisir ensuite les moyens de prévention qui lui correspondent le mieux, pour vivre sa sexualité dans les meilleures conditions !
Alors, chéri, qu'est-ce que tu as fait du virus ? Tu t'es dépisté ? Tu t'es soigné ?
Pour arrêter de chercher, le mieux et de nous protéger !
PRESERVATIFS - DEPISTAGES - TRAITEMENTS
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[1] Caractéristiques des personnes diagnostiquées avec une infection à VIH ou un sida, France, 2008, InVS
2 Enquête InVS-ANRS sur la prévalence de la séropositivité au VIH chez les hommes fréquentant des lieux de convivialité gay à Paris, 2009
3 En partenariat avec l'ANRS
4 Avis du CNS du 30 Avril 2009
Antoine Henry
Chargé de mission relations presse,
AIDES 14, rue Scandicci - Tour Essor, 93508 Pantin
Association AIDES
Visitez notre site: www.aides.org
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