Les homos toujours moins égaux que les autres
Pour sa carrière un homo aurait intérêt à se cacher au travail. Pour son salaire aussi un homo a toujours intérêt à se cacher au travail. (Homophobie, Halde)
Les homos toujours moins
égaux que les autres !
Pour
sa carrière un homo aurait intérêt à se cacher au
travail.
Pour
son salaire aussi un homo a toujours intérêt à se cacher au
travail.
Déjà en 2008, l'enquête de
la HALDE "Homophobie dans l'entreprise" dirigée par Christophe Falcoz démontrait
l'autocensure de 66% des homosexuels au travail (homme ou
femme).
L'enquête "Moins
égaux que les autres ? Orientation sexuelle et discrimination salariale en
France" [1] publiée par Libération dans son édition des 21-22 août
2010, fait apparaitre que les discriminations homophobes impliquent un
salaire moins élevé pour les gays et valide à nouveau le discours des
associations réclamant l'égalité des droits.
Pourtant, les lesbiennes et
les gays n'en sont pas encore à revendiquer un salaire égal, mais réclament
toujours le respect et l'égalité de traitement, dans leur vie et notamment au
travail. Aujourd'hui 2 homos sur 3 ne peuvent répondre franchement quand leurs
collègues leur demandent s'ils sont mariés, et beaucoup n'osent pas déclarer la
signature d'un PACS à leur service de ressources humaines de peur que «ça se
sache». Cependant, la mise en lumière d'une différence de salaire entre les gays
et leurs collègues hétérosexuels - hommes, ne fait qu'illustrer le
«plafond de verre» qui touche les gays de la même façon que les
femmes, et cela nous l'expliquons depuis déjà plusieurs
années.[2]
Il est important de
remarquer dans cette étude que c'est la carrière qui est impactée par la
discrimination envers les homos, puisque le différentiel de salaire
apparaît et se renforce au-delà de 45 ans quand la révélation de son
homosexualité n'est plus à faire.
C'est
un constat tout à fait démotivant pour ceux qui aspirent à cette liberté de
pouvoir vivre ouvertement.
Même si les lesbiennes, en
tant que femmes, subissent le sexisme qui implique un salaire moins élevé que
celui d'un homme, elles sont moins touchées par la discrimination salariale au
travail en raison de leur orientation sexuelle parce que, comparées aux femmes
hétérosexuelles, elles
sont susceptibles d'être plus disponibles puisque réputées sans charge de
famille.
Enfin il serait également
intéressant d'étudier l'impact des discriminations transphobes sur la carrière
professionnelle des personnes transgenres et
transexuelles.
Quelles sont les solutions
? Comment freiner les discriminations, et TOUTES les discriminations
?
û
Organiser toute action rendant visible chacun des motifs
de discrimination pour aider à faire reculer les tabous, les stéréotypes et les
préjugés.
û
Intégrer la lutte contre les LGBTphobies dans la
formation des salariés, et notamment pour l'encadrement.
û
Communiquer dans et à l'extérieur de l'entreprise, pour
informer toutes et tous que
l'égalité, qu'elle soit légale, sociale ou salariale, doit bénéficier à tous, et
toutes.
Nous demandons une
véritable implication de l'État et des acteurs professionnels dans la Diversité.
Cordialement
Philippe
Chauliaguet
Porte-Parole
Le Collectif Homoboulot fédère des
associations créées dans des grandes entreprises et des administrations afin de
lutter contre l'homophobie et les tabous, pour démonter les stéréotypes et les
préjugés sur les lesbiennes, les gays, les bi et les personnes trans
(LGBT).
ALGO au Ministère des Affaires Étrangères et Européennes
COMIN-G pour les Ministères Économique et
Financiers,
GARE ! pour le groupe SNCF,
HOMOBUS pour la RATP,
HOMOSFERE, pour SFR,
MOBILISNOO pour le groupe
FranceTelecom/Orange
[1]signée par Thierry Laurent et Ferhat Mihoubi pour le
Centre d'Étude des Politiques Économiques à l'Université d'Evry
(CNRS)
[2] CNRS - Travail, genre et sociétés 2004/2 (N° 12) 296
pages - La Découverte.
Virilité
et accès aux postes de pouvoir dans les organisations
Le point de vue des cadres
homosexuel-le-s
(www.cairn.info/revue-travail-genre-et-societes-2004)
Par Christophe Falcoz docteur en sciences de
gestion, membre du gdr cadres cnrs et de l'agrh (association francophone de
chercheurs en gestion des ressources humaines) ainsi que directeur d'un cabinet
de recherche, de conseil et de formation en management des
hommes.
Extrait : « Les
conséquences de l'homophobie au travail envers les cadres
homosexuel-le-s
43
On
retrouve tout d'abord un "plafond de verre" qui semble barrer l'accès à des
postes d'encadrement comme le souligne l'article présenté en page de couverture
du célèbre journal américain Fortune
International (Stewart, 1991) au sujet de la visibilité des
dirigeants gays et lesbiennes. Une enquête réalisée en 1987, citée dans cet
article et réalisée par le Wall Street
Journal, indique que 66 % des dirigeants des plus grandes
firmes américaines refuseraient de nommer une personne homosexuelle dans leur
comité de direction. Non seulement l'homophobie politique peut entraîner un
refus poli lors d'une promotion, mais d'autres stratégies pour pousser à la
démission ou à un licenciement dont la cause réelle n'est que rarement
énoncée »






