Communiqué IDAHO
Lancement le 17 novembre prochain de la pétition du Comité IDAHO "Pour une dépénalisation universelle de l'homosexualité" ()
New
York, le 14 novembre 2006
Communiqué
de presse :
Lancement
le 17 novembre prochain de la pétition du Comité IDAHO
"Pour une dépénalisation universelle de l'homosexualité"
Le 17 novembre
2006, soit six mois jour pour jour avant l'édition 2007 de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, une
pétition internationale sera lancée « Pour une dépénalisation universelle de l'homosexualité ». En effet, aujourd'hui encore, plus de
70 pays condamnent l'homosexualité, « crime » passible de la peine de mort dans
une dizaine d'Etats. Cette pétition adressée aux Nations Unies aboutira à une résolution, qui devrait être débattue ensuite au sein du Conseil des Droits de
l'Homme.
Cette campagne a été initiée par Louis-Georges Tin, président du Comité IDAHO (International Day Against Homophobia), qui a
recueilli pour l'occasion des signatures prestigieuses : plusieurs prix
Nobel, des politiciens, des intellectuels et des artistes de renommée nationale ou internationale soutiennent ce
projet, ainsi que de nombreuses associations gaies et lesbiennes, ou de
défense des droits de l'Homme.
Pour autant, la bataille s'annonce difficile. Il faut
s'attendre à une forte opposition des pays religieux, qu'ils soient
chrétiens ou musulmans. L'actualité de l'homophobie dans le monde au jour le jour montre
que la partie n'est pas gagnée d'avance, tant s'en faut, et les instances
internationales sont loin d'être acquises à l'égalité des droits. Cependant, le Comité IDAHO compte sur la jurisprudence onusienne en la
matière. En effet, en 1994, la Commission des Droits de l'Homme avait
condamné la Tasmanie qui considérait l'homosexualité comme un crime. A la suite de cela, la Tasmanie avait
du faire évoluer sa législation pour se mettre en conformité avec le droit
international.
C'est ce droit international que le Comité IDAHO entend faire appliquer en saisissant les
Nations Unies sur ce sujet. Le 17 novembre prochain, le nom des premiers
signataires sera diffusé, et la pétition sera accessible en ligne au plus grand
nombre.






