Rencontres GAYActualités LGBTCulture GayInterviewsPeopleSorties GayPrévention SantéShopping

Réactions à la proposition de généralisation du dépistage volontaire du VIH


AIDES, comme ACT UP, se félicitent de cette proposition tout en soulignant le retard pris comme les écueils juridiques, limites à cette généralisation, et le nécessaire accroissement de la prévention...
Sida, Dépistage, Santé, Aides, Act Up



Après sa divulgation hier dans le quotidien Libération, la Haute Autorité de Santé (HAS) vient de publier en ligne ses nouvelles recommandations relatives au dépistage du VIH en France.

Comme annoncé, les experts de santé publique propose une généralisation du dépistage du sida «à l'ensemble de la population âgée de 15 à 70 ans» et une «proposition ciblée et régulière du test de dépistage de l'infection par le VIH pour certaines populations exposées à un risque de contamination ou à caractéristique particulière et dans certaines circonstances» sans autre précision. Alors même que la majorité des nouvelles contaminations sont opérées par voies hétérosexuelles, il ne faudrait pas que cette seconde proposition revienne, sans le dire, à remettre une nouvelle fois sur le devant de la scène une «logique fallacieuse des groupes à risques» et non des pratiques à risques comme l'a dénoncé Act Up Paris. Il faut également que le dépistage devienne un acte fréquent et régulier et non unique.

Pour l'HAS, «L'apparition de nouveaux moyens thérapeutiques ou prophylactiques a renforcé l'intérêt d'un diagnostic précoce au niveau individuel comme au niveau collectif». Rien de révolutionnaire sur le sujet, les experts s'accordant sur ce point depuis maintenant plusieurs années, l'intérêt du dépistage précoce étant résumé par la haute autorité : «Un diagnostic rapide peut permettre l'instauration précoce d'un traitement antirétroviral réduisant par conséquent la morbidité et de la mortalité. Il peut également favoriser la mise en ouvre d'une prise en charge précoce adaptée chez la femme enceinte séropositive réduisant les risques de transmission à l'enfant ou une prévention des infections opportunistes. Enfin, il peut être utilisé comme un outil de prévention et favoriser le changement des attitudes et comportements. D'autre part, le dépistage pourrait réduire les taux de transmission directement par une diminution des pratiques à risque, et indirectement par la réduction de l'infectivité des personnes traitées».

Si AIDES se félicite de cette proposition de dépistage volontaire généralisé, l'association souligne que le dispositif actuel n'est plus adapté. AIDES, en partenariat avec l'ANRS (Agence Nationale de Recherches sur le Sida et les hépatites virales) expérimente déjà depuis décembre 2008 une offre de dépistage démédicalisée, dans les locaux de AIDES, en direction des homosexuels masculins, par l'usage de tests à dépistages rapides (TDR). Utilisés depuis plusieurs années à l'étranger, les TDR ne sont toujours pas généralisés et le cadre législatif ne permet pas pour l'heure cette généralisation.

«Enfin, parce que la séronégativité n'est pas un état définitif, il faut continuer à encourager le test à répétition, pour que la fenêtre d'incertitude entre la prise de risque et le diagnostic soit la plus réduite possible» rappelle encore AIDES.

Pour Act Up Paris, «il était temps» que l'HAS prenne ces recommandations, le Conseil National du Sida (CNS) s'étant déjà prononcé en ce sens en novembre 2006, mais «le nécessaire renforcement du dépistage ne saurait à lui seul remplacer une réelle politique de prévention».

Enfin, «La généralisation du recours au dépistage, ne doit donc pas se substituer au nécessaire renforcement des politiques de prévention dans notre pays» estime Act Up pour qui «un renforcement du dépistage doit s'accompagner d'une lutte accrue contre les discriminations qui frappent les séropositifVEs et constituent un frein majeur au dépistage».

Enfin, une dernière limite, non évoquée, est celle de la formation des personnels de santé et laboratoires à l'annonce éventuelle d'une séropositivité diagnostiquée comme au conseil en prévention en cas de diagnostic négatif. Le dépistage d'autres IST doit également être encouragé, celui des hépatites et de la syphilis.

Le dossier est désormais sur le bureau de la ministre de la Santé.

VIDEO PLUS

Un débat d'edimark.tv avec Bruno Spire, Président de AIDES, et le Pr. Willy Rozenbaum, président du CNS, sur le sujet du dépistage.




EN SAVOIR PLUS

Les recommandations nouvelles de la HAS : : www.has-sante.fr.
Pour plus d'informations sur le dépistage communautaire : depistage.aides.org.
L'avis de 2006 du CNS : www.cns.sante.fr.

Le communiqué de AIDES : Ici.
Le communiqué d'Act Up Paris : : Ici.

Nos articles liés au sujet :
- Vers un dépistage généralisé du sida ?.
- Lancement des dépistages rapides du VIH à Paris.
- Act Up-Paris lance une campagne sur la prévention gay et adresse une lettre ouverte à l'INPES.
- Sida : lecture fluctuante par les associations de l'avis du CNS.
- Sida : le traitement, vers un moyen de prévention complémentaire au préservatif mais limité et complexe.
- Les tests de dépistage rapide du Sida en expérimentation.


22/10/2009 Actualites Gay G.L.

Partager :
Actualités Gay  
Les créateurs ont du coeur du 20 au 23 décembre 2017

Roselyne Bachelot s'engage contre l'homophobie dans le sport sur RMC ce mercredi

Braderie solidaire Mode et Déco Les Créateurs ont du coeur du 31 mai au 3 juin

Matthias Fekl saisit la justice après des propos visant Xavier Jugelé

Être homosexuel en Tchétchénie veut dire la mort ou l'exil

Pays-Bas - les hommes main dans la main pour dénoncer une agression homophobe

Le Japon reconnaît son premier couple adoptif homosexuel

La première exposition d'art homosexuel ouvre à Londres

A Paris, un bar gay en résistance face à la gentrification du Marais

L'inventeur du drapeau arc-en-ciel, emblème homosexuel, est mort


Associations  
Le Refuge, association qui vient en aide aux jeunes victimes d'homophobie, s'installe en Guyane

SOS homophobie à l'écoute des victimes depuis 22 ans

Le MILK, bar ''gay-friendly'', ouvre à Rouen

Santé des LGBT : c'est quand qu'on va où ?

Enquête PrEP réalisée par Aides


Publicité






© copyright 1997/2017   CiteGAY.fr | CiteGAY.com   ® tous droits réservés