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Plan national de lutte contre les hépatites virales B et C


Le ministère de la Santé a lancé mardi un plan national dont l'objectif principal est d'augmenter leur dépistage et la vaccination contre l'hépatite B, les gays étant particulièrement concernés...
Hépatite, Santé, SNEG, Sida Info Service



La communication par le ministère de la santé d'un plan national de lutte contre les hépatites virales B et C fait échos à l'édition l'an dernier, avec notre assistance et le soutien financier de la DRASS Ile-de-France, du site internet www.unvaccinpourlesgays.fr qui permet aux internautes gays de savoir en quelques minutes si la vaccination contre l'hépatite B leur serait bénéfique et comment l'organiser.

Alors que 4000 personnes meurent chaque année d'une hépatite virale, la vaccination contre l'hépatite B fait l'objet de recommandations spécifiques pour les homosexuels.

Le virus de l'hépatite B se transmet le plus souvent par voie sexuelle via le sang, le sperme et le liquide pré séminal. En France, 8,18% de la population générale, soit près de 5 millions de personnes, a été en contact avec le virus de l'hépatite B. Ce taux est de 42,48% chez la population homosexuelle et 10% d'entre eux ont un risque de développer la maladie. Si chez la plupart des gens, la guérison va être spontanée, l'hépatite chronique B, même en l'absence de symptômes ou de douleurs, peut conduire à une cirrhose voire à un cancer du foie. Ces complications sont encore plus probables chez les personnes déjà infectées par le VIH.

«En dépit des recommandations en vigueur, les taux de vaccination contre l'hépatite B parmi les homosexuels et bisexuels masculins demeurent particulièrement faibles en France comme dans la plupart des pays occidentaux industrialisés» soulignait Hervé Baudoin, Coordinateur des Actions Gay pour Sida Info Service. Pluri-partenariats sexuels, pratiques à risques, taux de prévalence au VHB élevé et co-infections sont des facteurs et données amenant à recommander particulièrement la vaccination contre l'Hépatite B aux homosexuels et bisexuels.


L'accroche de la campagne, «Un vaccin pour les gays ?!?» était assumée face à un objectif de santé publique, la lutte contre l'hépatite B, jusqu'ici minoré au sein de la communauté. Hervé Baudoin : «Quand on parle de vaccin à la communauté gaie, on associe usuellement ce terme à la découverte hypothétique d'un vaccin contre le VIH alors qu'il y a une offre vaccinale, celle contre l'hépatite B, qui apporte un bénéfice sanitaire à toutes personnes dont celles homosexuelles, particulièrement concernées et visées dans cette campagne».

La vaccination contre l'Hépatite B est réalisable chez son médecin traitant et elle est prise en charge par l'assurance maladie et la mutuelle des patients. En Ile-de-France, des centres publics de santé proposent une vaccination gratuite, ils sont répertoriés sur le site via un moteur de recherche simple à utiliser.

Concernant l'hépatite C spécifiquement, le SNEG avait également en 2008 lancé dans les établissements communautaires gays une campagne d'information et d'incitation au dépistage. Le SNEG Prévention se disait dans un communiqué «préoccupé par les résultats intermédiaires» d'une enquête réalisée par l'Institut National de Veille Sanitaire et par les témoignages de personnes concernées et de médecins. Les données faisaient état d'une soixantaine de cas d'hépatite virale chez des homosexuels masculins, séropositifs pour le VIH. Ces hommes résident principalement en région Ile-de-France, Rhône-Alpes et Lille. «Ces informations nous conduisent à lancer une alerte spécifique VHC en direction des gays séropositifs, séronégatifs et séro-indéterminés afin de leur transmettre rapidement les informations disponibles à ce jour et leur permettre de réagir» expliquait le SNEG alors que la voie sexuelle était jusqu'ici relativisée concernant la transmission au VHC, essentiellement par voie sanguine et accessoirement par voie sexuelle. Or les données de l'étude et les témoignages scientifiques font état d'une transmission sexuelle chez des hommes séropositifs pour le VIH, avec ou sans traitement anti-VIH, avec une charge virale «détectable» tout comme «indétectable».


Si l'hépatite C peut être traitée, parfois guérie ou exposer au risque de cirrhose et de cancer du foie, son traitement est plus difficile à supporter que les traitements actuels contre le VIH et la co-infection VHC et VIH est «source de complications avérées dans la prise en charge des personnes co-infectées» rappelait encore Antonio Alexandre, directeur du SNEG.

Le programme annoncé prévoit concernant la lutte contre le VHB un plan d'actions spécifiques à l'attentions des personnes homosexuelles qui représentent 14 % des cas d'hépatite B aiguë symptomatique notifiés entre 2004 et 2007. Un budget annuel spécifique compris entre 50.000 et 100.000 euros est prévu jusqu'en 2012.

EN SAVOIR PLUS

Le plan en détail (Format PDF) : Ici.

Le site : www.unvaccinpourlesgays.fr.

Nos articles liés au sujet :
-Un vaccin pour les gays ?!? OUI, contre l'hépatite B.
-Alerte Hépatite C : la communauté gay et particulièrement les séropos concernés.

Notre Portail Prévention : http://prevention.citegay.com.




25/02/2009 Actualites Gay G.L.

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